Attentat de Monaco : la suspecte en fuite retrouvée morte et enterrée !

Publié par Matthieu Chauvin
le 07/07/2026
Police Monaco
abacapress
© Pool/ABACA
Un nouveau tournant dramatique secoue l'enquête sur l'attentat de Monaco contre l'oligarque Vadim Ermolaev, après la découverte du corps d'Anastasia Berezovskaya près de Kiev et l'arrestation d'agents du renseignement ukrainien.

L'affaire prend une dimension internationale et sanglante. La mort soudaine de cette jeune femme, initialement suspectée d'avoir posé la bombe visant le magnat déchu, soulève des interrogations profondes sur la sécurité des exilés politiques ou économiques en Europe. Les autorités occidentales s'inquiètent désormais de l'importation de méthodes expéditives et militaires directement sur leur sol, brouillant les pistes entre espionnage et règlement de comptes.

Exécution d'Anastasia Berezovskaya et arrestations en Ukraine

Le corps sans vie de la principale suspecte, Anastasia Berezovskaya, a été retrouvé dans la soirée du 6 juillet 2026, enterrée au sein d'une zone boisée isolée près de Kiev. Selon les premières constatations médico-légales rapportées par le médias local Ukraïnska Pravda, la victime aurait été tuée d'une balle tirée à bout touchant dans la tête. Cette mise à mort évoque fortement le mode opératoire d'une exécution professionnelle, menée avec une immense froideur. 

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La jeune femme occupait la première place sur la liste des personnes activement recherchées par les autorités monégasques et par Interpol. Les enquêteurs la soupçonnent d'être l'auteure matérielle de l'explosion à la bombe ayant pulvérisé la devanture de l'immeuble où l'oligarque Vadim Ermolaev, le 29 juin dernier, en plein cœur du territoire très sécurisé de la principauté de Monaco.

L'affaire a pris une tournure inattendue lorsque, quelques heures seulement après cette macabre découverte, les autorités ukrainiennes ont procédé à l'interpellation de deux individus suspects. L'un d'eux est identifié comme un officier d'active appartenant au renseignement militaire ukrainien (HUR), tandis que le second suspect est un ancien agent de l'État récemment reconverti dans les firmes de sécurité privée. Ce développement retentissant place directement les plus hautes sphères de l'État ukrainien sous le feu des projecteurs judiciaires.

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Trahison, sanctions économiques et opérations ciblées du HUR

Ancien magnat influent de l'immobilier et de la finance, Vadim Ermolaev était lourdement tombé en disgrâce auprès du gouvernement central. Selon le service de presse de la Présidence ukrainienne, "par décret n°851/2023, le président Zelensky a imposé des sanctions à Vadim Ermolaev pour ses activités commerciales en Crimée." Déchu officiellement de sa nationalité ukrainienne pour fait de collaboration avec l'ennemi, sa présence paisible et luxueuse à Monaco constituait un affront insupportable pour certains décideurs à Kiev. 

À titre de comparaison, plus de 2 500 individus et entités figurent sur la liste officielle des sanctions ukrainiennes depuis la fin de l'année 2023. L'implication présumée d'un officier supérieur du HUR vient renforcer l'hypothèse d'une opération de nettoyage interne. Les enquêteurs criminels tentent d'établir si Anastasia Berezovskaya s'apprêtait à se rendre aux autorités européennes pour livrer des informations compromettantes sur ses commanditaires. Une autre piste suggère qu'elle représentait un agent brûlé, devenu bien trop dangereux pour sa propre hiérarchie.

Cette affaire macabre rappelle inévitablement les déclarations de Kyrylo Boudanov, le chef du HUR, qui assumait ouvertement cette ligne dure auprès de Yahoo News en mai 2023 : "Nous avons tué des Russes et nous continuerons à tuer des Russes partout dans le monde jusqu'à la victoire complète de l'Ukraine." Cette implacable doctrine semble aujourd'hui s'étendre aux oligarques accusés de haute trahison en temps de guerre, selon les termes prévus par le Code pénal ukrainien. 

Pour Monaco et l'ensemble de l'Union européenne, la tension diplomatique monte d'un cran. L'exportation de méthodes de guerre asymétriques, illustrée par un attentat raté en zone neutre suivi d'une exécution extrajudiciaire ciblée, menace l'édifice de la coopération sécuritaire internationale. Ce dossier envoie un signal terrifiant aux personnalités exilées, démontrant qu'aucune frontière étatique ne garantit désormais leur intégrité physique face aux services étatiques.

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