Affaire Lyhanna : le suspect déjà visé par une plainte pour viol sur mineure mais jamais inquiété !

Publié par Matthieu Chauvin
le 03/06/2026
Lyhanna
Autre
© Ministère de l'Intérieur
L'enquête sur la disparition de la jeune Lyhanna dans le Gers met en lumière des dysfonctionnements judiciaires majeurs autour du principal suspect, qui avait été visé par deux plaintes, dont une pour viols sur une mineur de 10 ans.
 

Depuis le 29 mai 2026, la commune de Fleurance retient son souffle suite à l'inquiétante disparition de Lyhanna, âgée de 11 ans. Les enquêteurs concentrent leurs efforts sur un homme de 41 ans, Jérôme B.,  placé en détention provisoire. Ce dernier multiplie les déclarations jugées incohérentes par les forces de l'ordre, complexifiant la progression des recherches. Cependant, de récentes découvertes concernant son passé judiciaire orientent l'affaire vers un véritable scandale d'État.

Une plainte pour viols ignorée depuis 2025

L'avancée de l'instruction met au jour une réalité difficilement acceptable pour les proches de la victime. Selon les informations dévoilées par CNews ou BFM TV, ce père de famille faisait déjà l'objet d'une plainte pour viols multiples sur une fillette de 10 ans. Ce dépôt date d'août 2025. En dépit de l'extrême gravité des faits dénoncés, les autorités n'ont jamais convoqué cet homme. Durant neuf longs mois, le mis en cause a conservé sa liberté de mouvement, sans qu'aucune mesure de précaution ne soit prise.

Comme le rapporte Le Parisien : "L’enfant avait confié à sa mère et le compagnon de cette dernière avoir subi des mois durant des pénétrations qui lui avaient 'fait très mal'." Cette passivité déclenche l'ire légitime de la famille. La mère de Lyhanna fustige une faille béante dans le système judiciaire. "Si le premier viol d'août dernier avait été confirmé, il aurait été soustrait de la société [...] l'État est coupable", affirmait-elle mardi 2 juin. Le choc émotionnel s'avère d'autant plus intense que le suspect appartient au cercle intime. Père de la meilleure amie de la fillette, il incarnait une figure rassurante, annihilant toute méfiance naturelle chez les parents.

Proximité trompeuse et retards administratifs dramatiques

L'affaire expose crûment la dangerosité du prédateur de proximité. La mère de Lyhanna se souvient de détails troublants, notamment lorsque sa fille mentionnait de simples "chatouilles." "Elle nous avait dit qu’il s’était amusé à lui faire des chatouilles, qu’il avait pas mal joué avec elle. […] On a demandé si ça avait été plus loin. Elle nous a regardés un peu choquée, sans trop comprendre de quoi on parlait. Elle m’a dit que non, qu’il avait juste joué avec elle, comme un papa qui jouerait avec sa fille" explique-t-elle à BFM TV.

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Une habitante de la région confirme cette attitude ambiguë sur BFM TV : "Je le voyais assis sur le banc avec une ado (…) je trouvais que c’était déplacé." Ces alertes invisibles prennent tout leur sens aujourd'hui. Par ailleurs, on a appris que le suspect avait déjà été renvoyé d'un lycée du Gers pour des comportements "inappropriés" en 2021.

Les recherches continuent, l'espoir s'amenuise

Toujours selon Libération, "Après la disparition de Lyhanna, Jérôme B. a conservé un comportement normal. Vendredi soir, il était ainsi présent à la fête de l’école de sa fille de 7 ans dans sa commune de Montestruc-sur-Gers, comme l’ont rapporté plusieurs témoins."

Aujourd'hui, l'urgence dicte le rythme des opérations. Les autorités déploient des moyens exceptionnels sur le terrain. Plus de 180 gendarmes, des plongeurs, des drones et des équipes cynophiles ratissent minutieusement le département du Gers. Face à l'absence de résultats probants, la médiatisation prend le relais. L'émission "Appel à témoins" animée par Julien Courbet a largement relayé l'affaire le 2 juin, dans l'espoir de récolter l'indice qui scellera l'issue de cette enquête redoutable.

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