Affaire Lyhanna : le frère du suspect principal placé en garde à vue pour viols et séquestration

Publié par Sarah Martin
le 08/06/2026
Affaire Lyhanna : le frère du suspect principal placé en garde à vue pour viols et séquestration
Istock
Son frère vient d’être placé en garde à vue, ce lundi, pour « viol sur mineur de plus de 15 ans », « viol par conjoint », « séquestration » et « menace de mort réitérée par conjoint ».
Mis en examen dans l’affaire de la disparition et de la mort de Lyhanna, Jérôme Barella reste au cœur des investigations. Ce lundi, son frère a à son tour été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête.
 

Le meurtre de l'adolescente survenu sept jours plus tôt a plongé la région dans un climat de tension extrême. Alors que les enquêteurs se concentrent sur Jérôme Barella, le principal suspect, une nouvelle procédure vient bousculer cette affaire criminelle hors norme. 

Une interpellation sous haute tension au commissariat d'Auch

Ce lundi 8 juin 2026, l'affaire prend une tournure inattendue. Le frère de Jérôme Barella a été interpellé dans le département du Gers pour être entendu par les enquêteurs. Comme l'indique Le Parisien, l'individu "a été placé en garde à vue au commissariat d’Auch [...] visé par une plainte déposée en 2024"

Le suspect répond de chefs d'inculpation majeurs devant la justice. La plainte dénonce des actes de "viol sur mineur de plus de 15 ans, viol par conjoint et séquestration", rapporte le quotidien. La chronologie des agressions présumées interroge les forces de l'ordre, puisque les faits incriminés s'étaleraient sur une décennie, entre 2007 et 2017

« A 10h25, le commissariat d’Auch a procédé au placement en garde à vue du frère de Jérôme Barella » pour des « chefs de viol sur mineur de plus de 15 ans, viol par conjoint, séquestration et menace de mort réitérée par conjoint », a détaillé la magistrate, indique Le Parisien. Cette longue période pose la question du traitement initial du dossier. Pourquoi cette plainte, formellement déposée il y a deux ans, débouche-t-elle seulement maintenant sur une mesure privative de liberté ?

L'accélération manifeste de la procédure judiciaire correspond directement à la forte médiatisation du suspect principal. Sur le plan pénal, ces violences tombent sous le coup de l'article 222-23 du Code pénal. Ce texte précise la définition du viol et fixe des peines extrêmement sévères, aggravées par la minorité de la victime au moment des premiers sévices dénoncés.

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Un lien familial encombrant et un contexte judiciaire électrique

Si la mise en examen de Jérôme Barella a eu lieu exactement sept jours avant cette arrestation gersoise, les premiers éléments de l'enquête soulignent que les deux hommes "n'auraient plus de liens familiaux" depuis de nombreuses années. Les enquêteurs examinent toutefois si une preuve inédite, découverte pendant les investigations sur la mort de l'enfant de 11 ans, a motivé ce placement en garde à vue.

L'institution traite actuellement deux dossiers distincts, unis par le sang des mis en cause. Les investigations visent à empêcher tout amalgame hâtif tout en creusant les éventuels secrets de famille. Ces recherches doivent éclairer la personnalité de Jérôme Barella.

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