Affaire Epstein : que contient la supposée lettre de suicide du pédocriminel ?

Publié par Sarah Martin
le 07/05/2026
disgraced us financier epstein committed suicide in prison  media
AFP
Sept ans après la mort de Jeffrey Epstein, un juge fédéral a autorisé ce mercredi 6 mai 2026 la levée des scellés sur une potentielle lettre de suicide du financier, révélant ses derniers mots prononcés depuis sa cellule de Manhattan.

Le milliardaire américain a été retrouvé sans vie dans sa cellule de haute sécurité en août 2019, emportant avec lui de nombreux secrets. Alors que des millions d'archives judiciaires ont été déclassifiées récemment, un ultime manuscrit refait surface, relançant les interrogations sur ses derniers instants.

Une lettre inédite sortie des coffres de la justice américaine

Ce mercredi 6 mai 2026, le dossier prend une nouvelle dimension inattendue. Le juge fédéral Kenneth Karas, siégeant au tribunal de White Plains dans l'État de New York, a officiellement ordonné la publication d'un document présenté comme le message d'adieu du financier, rapporte CBS News.

Rédigée sur une simple feuille de papier ligné, la note affiche des déclarations ouvertement provocatrices et narquoises. Selon les extraits relayés par le Washington Post, Jeffrey Epstein y clame avec insistance : "Ils ont enquêté sur moi pendant des mois - N'ONT RIEN TROUVÉ !!!", peut-on lire sur cette note manuscrite attribuée à l'ancien homme d'affaires. "C'est un vrai bonheur de pouvoir choisir le moment où l'on dit au revoir. Qu'est-ce que tu veux que je fasse? Que je mette à pleurer ?! PAS DRÔLE. NE VAUT PAS LA PEINE", conclut-il.

Un document resté secret en raison d'un imbroglio judiciaire

L'apparition tardive de cette pièce soulève de nombreuses questions sur le déroulement de l'enquête initiale. L'origine de cette découverte remonte à Nicholas Tartaglione, l'ancien compagnon de cellule de l'accusé au Metropolitan Correctional Center. Ce dernier affirme avoir trouvé ce papier soigneusement caché dans un livre peu après l'incident du 23 juillet 2019, soit dix-huit jours avant le décès officiel, précise The Guardian.

Malgré la déclassification massive de plus de 3,5 millions de pages d'archives par le ministère de la Justice le 30 janvier 2026, cette feuille manquait étrangement à l'appel. Cette dissimulation administrative l'a rendue totalement invisible pour les inspecteurs du FBI chargés d'élucider les circonstances de la mort.

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Aujourd'hui, l'authenticité de la lettre anime les débats. Si la défense de l'ex-codétenu assure avoir fait valider l'écriture par des experts indépendants, aucune agence gouvernementale n'a encore formellement certifié la main de l'homme d'affaires, souligne The Guardian.

Un nouvel éclairage sur une affaire qui hante l'Amérique

Pour les autorités, ce mot manuscrit vient conforter la thèse d'un acte désespéré, illustrant un individu déterminé à organiser son propre départ. Néanmoins, cette divulgation extrêmement tardive nourrit les doutes

Cette résurgence heurte également de plein fouet les nombreuses victimes du réseau. En clamant haut et fort que la police n'avait « rien trouvé », le prédateur nie farouchement l'évidence de ses agissements jusqu'à la fin. Cette posture hautaine prolonge le profond sentiment d'injustice perçu par les survivantes.

L'examen minutieux des 8 000 nouveaux rapports mis en ligne fin 2025 et début 2026 promet d'autres rebondissements et pourrait exposer des liens dissimulés avec diverses personnalités influentes, anticipe Le Journal de Montréal.

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