Pas de corps, pas d’aveu, pas de preuves directes... Suzanne Viguier a disparu le 27 février 2000 sans laisser de traces. Rapidement, les soupçons se portent sur son époux, professeur de droit volage qui lui refusait le divorce. Alors, Jacques Viguier aurait-il commis le crime parfait ? Éléments de réponse...

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Les faits

Jacques et Suzanne Viguier forment un couple heureux, sans problème, vivant dans un pavillon de la banlieue de Toulouse. Mariés depuis le 20 août 1988, ils ont trois charmants enfants : Clémence, née en 1989, et les jumeaux Guillaume et Nicolas, nés en 1992. Une famille idéale en somme... Enfin, c’est l’image qu’ils voulaient donner à la bonne société toulousaine.

La réalité est moins rose. Suzanne, que tout le monde surnomme Suzy, est à bout. Son mari lui est très souvent infidèle et fréquente ses étudiantes de la faculté de droit de Toulouse. Depuis 1998, le couple fait chambre à part.

 

Un couple en difficultéLa jeune professeur de danse de 38 ans cherche donc du réconfort dans le tarot, qu’elle pratique avec Olivier Durandet, son amant de 31 ans. L’affaire Viguier prend d’ailleurs ses racines après l’un de ces tournois. Vers 4h30, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 février 2000, Olivier Durandet raccompagne Suzanne à son domicile. Olivier est un habitué des lieux, un "ami de la famille". Jacques Viguier ne soupçonne pas l’existence d’un amant.

Il dépose Suzy chez elle et le couple se donne rendez-vous le lendemain à 14h. Il ne la reverra plus jamais...

 

La disparitionCe soir-là, Jacques aurait entendu les pas de sa femme rentrée tardivement. Le dimanche matin, le professeur de droit administratif se lève à 8h30. Il aurait aperçu la silhouette de sa femme dormant dans le canapé-lit de la chambre d’amis. A 10h, le père de Jacques passe chercher les enfants. Jacques Viguier serait alors parti faire du jogging à 10h30 et serait rentré à 11h30. Il se serait alors préparé pour rejoindre ses enfants et passer l’après-midi avec eux.

 

Le soir, en rentrant, la famille s’aperçoit que Suzanne a disparu et que la porte de la maison est fermée à clé. Jacques Viguier ne s’alarme pas immédiatement, la jeune femme aurait l’habitude de s’absenter. Mais il aurait remarqué que le canapé-lit était replié.

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Jacques Viguier : suspect numéro 1Olivier Durandet, l’amant, s’inquiète de son côté de ne pas avoir de nouvelle de sa maîtresse. Il appelle Jacques. Sans nouvelle de la jeune femme le lendemain, lundi, et constatant que sa voiture, son sac à main et ses clés sont toujours à la maison, Olivier insiste pour que Jacques prévienne la police. Trois jours après la disparition de Suzanne, le 1er mars, Jacques Viguier se rend au commissariat de Toulouse. Suivant les soupçons de l’amant, les policiers mettent Jacques Viguier en garde à vue le 10 mars 2000. Il est placé en détention provisoire le 11 mai et remis en liberté dans l’attente de son procès le 15 février 2001.

 

Mais Jacques Viguier ne passera jamais aux aveux. Du fond de sa prison, ou en liberté, il clamera toujours son innocence. De son côté, le corps de Suzanne ne sera jamais retrouvé...

 

© MaxPPP

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