"Un Gars, une Fille", le retour ? Les révélations de Jean Dujardin
Alors que les rediffusions s'enchaînent sur les chaînes de la TNT, la nostalgie bat son plein chez les téléspectateurs et les fans de la première heure. Pourtant, l'acteur oscarisé refuse catégoriquement de rendosser le costume qui l'a propulsé au rang de star incontournable du petit écran. Une véritable mise au point sur une époque totalement révolue.
Un refus catégorique face aux changements de la société
Invité par l'ancienne Miss France Mareva Galanter dans le podcast Aura, Jean Dujardin sort du silence et balaie toute idée de reboot avec son ex-partenaire Alexandra Lamy, rapporte Public. Pour le célèbre comédien, le décalage temporel avec les années 2000 rend le concept originel totalement obsolète. "C'est impossible de le refaire aujourd'hui. On ne peut pas, le rapport homme-femme a tellement changé, et c'est tant mieux", confie-t-il avec franchise au micro de l'émission.
Le poids des clichés pour une série jugée sexiste
L'interprète de Loulou porte aujourd'hui un regard extrêmement critique sur les ressorts humoristiques de ses débuts, principalement basés sur une guerre des sexes simpliste. Sans aucun tabou, il pointe du doigt des caricatures devenues problématiques. "C'était quand même très sexiste. C’était une série très genrée, très caricaturale. C'était l'époque", affirme-t-il lors de cette même interview choc pour Aura. "Je suis tombé sur un épisode et je me suis dit : 'Non, mais on n’écrirait plus du tout Un gars, une fille."
Refusant la moindre régression, la star estime que ce type de contenu télévisuel ne trouverait plus son public. "Avec la vision du monde d’aujourd’hui, les saynètes ne passeraient plus." Toutefois, il concède : "Je pense qu’elles existent encore dans certains couples. L’homme joue un peu l’alpha, la femme joue un peu autre chose."
Les coulisses usantes d'un rythme de tournage infernal
Derrière les rires des téléspectateurs se cachait une charge de travail colossale dans un huis clos permanent. Encaisser la production des 486 épisodes relevait d'un véritable marathon, un rythme qualifié de "vraiment l'enfer" par l'artiste lors d'un entretien récent accordé au magazine Running Heroes Society. Aujourd'hui déclare-t-il sur Aura, "Au lieu de faire trente sketchs dans la semaine, on en ferait deux et encore, on se poserait les questions." Cette fatigue s'accompagnait aussi de tensions financières notables. Comme le rapporte Serieously, Jean Dujardin s'était fermement battu, allant jusqu'à menacer la production, pour que son acolyte Alexandra Lamy obtienne un salaire strictement équivalent au sien.
L'exaspération de l'acteur face aux nombreuses rediffusions
Incapable d'affronter le miroir déformant de sa propre jeunesse, l'acteur fuit systématiquement les nombreuses diffusions de la sitcom. "Je change de chaîne, je me trouve tubulaire. J'ai l'impression d'avoir 12 ans, je m'exaspère !", avoue-t-il sans détour sur les ondes de France Bleu. Désormais concentré sur sa riche carrière cinématographique et des rôles plus sombres, notamment dans le long-métrage Les Rayons et les Ombres encensé par la critique, il laisse le souvenir de ce duo culte aux spectateurs nostalgiques.
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