David Lisnard : le maire de Cannes peut-il bousculer la droite en 2027 ?

Publié par Stéphane Leduc
le 13/10/2026
David Lisnard
Capture vidéo
© BFMTV
Porté par une vague virale sur les réseaux sociaux et une cote d'estime en hausse, David Lisnard tente d'imposer son projet libéral face aux poids lourds de la droite pour 2027.

La course à l'Élysée s'accélère déjà au sein de l'opposition républicaine. Alors que l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau semblaient truster l'espace politique, l'émergence soudaine d'un troisième prétendant bouscule les états-majors.

Une effervescence numérique inédite qui secoue la droite

Sur les réseaux sociaux, le phénomène prend de l'ampleur sous la bannière du slogan viral #ilsepassequelquechose. Cette visibilité fulgurante a suscité des interrogations, notamment décortiquées par une enquête vidéo de franceinfo. Le 12 octobre, le maire de Cannes a tenu à faire une mise au point sur ce retentissement, réfutant toute manipulation artificielle et saluant un engouement spontané autour de ses idées.

Cet emballement trouve un écho direct dans les études d'opinion. Selon le baromètre Ipsos BVA–CESI réalisé pour La Tribune Dimanche, l'élu enregistre une hausse de 4 points avec 16 % de Français satisfaits à l'idée de son élection. Il signe ainsi la plus forte progression du mois sur l'échiquier politique national.

Les médias traditionnels prennent la mesure de ce décollage. Dans une enquête remarquée, Le Parisien titrait ainsi : « Il a une popularité grandissante : David Lisnard, le candidat qui ébranle la droite ». Le quotidien y décrivait les inquiétudes naissantes parmi les cadres et militants LR, troublés par cette irruption imprévue dans le calendrier électoral.

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Entre ancrage des territoires et plafond de verre électoral

Pour se démarquer, le maire de Cannes mise sur une doctrine économique libérale offensive. Répondant le 12 octobre aux analyses de Dominique Reynié, il a fustigé la dépense publique record et le niveau d'imposition français. Sur le volet régalien et stratégique, il a également critiqué le 8 octobre les programmes d'armement européens conjoints, comme le SCAF ou le MGCS, défendant la souveraineté industrielle française. Lors d'un entretien accordé le 9 octobre à l'émission Empreintes sur YouTube avec Le Figaro, il résumait sa méfiance face aux dérives de l'État en lâchant : « le pouvoir peut rendre fou et con ».

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Pour transformer l'essai, l'élu s'appuie sur un réseau d'élus locaux grâce à son fauteuil de président de l'Association des maires de France (AMF). Son parti, Nouvelle Énergie, a franchi la barre des 48 000 adhérents au début du mois d'octobre. Ce maillage territorial vise à rivaliser avec Horizons d'Édouard Philippe et l'appareil des Républicains piloté par Bruno Retailleau, tout en facilitant la quête des 500 parrainages.

Toutefois, l'obstacle des urnes demeure entier. Si la notoriété progresse, les intentions de vote réelles restent bloquées entre 3 % et 3,5 % selon les mesures de l'Ifop et de Cluster17. Cet écart important explique pourquoi certains instituts hésitent encore à tester sa candidature de façon systématique pour 2027.

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