Charles Alloncle accuse l’audiovisuel public de boycotter son livre choc

Publié par Matthieu Chauvin
le 13/10/2026
Charles Alloncle
Capture vidéo
© Capture vidéo W9
Deux semaines après la sortie de son essai "Je jure de dire toute la vérité", le député Charles Alloncle accuse France Télévisions et Radio France d'un boycott délibéré pour étouffer ses révélations.

Le député UDR de l'Hérault dénonce une fin de non-recevoir catégorique opposée par les rédactions du service public à ses demandes d'interview. Cet affrontement relance le bras de fer politique autour de la neutralité et du budget des diffuseurs nationaux. La publication de son réquisitoire intensifie la bataille entre la droite nationale et les états-majors des médias d'État.

Charles Alloncle dénonce un boycott délibéré des rédactions publiques

Lors de prises de parole relayées sur ses réseaux officiels les 12 et 13 octobre 2026, Charles Alloncle a vivement fustigé l'attitude de France Télévisions et de Radio France. L'élu affirme que les deux groupes publics rejettent systématiquement ses sollicitations promotionnelles depuis la parution de son livre d'enquête, publié le 30 septembre 2026 chez Fayard. Face à cette situation, le parlementaire a lancé : "Mais ils ne pourront ni vous empêcher de le lire, ni étouffer la vérité."

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Pour appuyer sa protestation, le député oppose la fermeture des plateaux du secteur public aux chiffres de ventes de son essai en librairie. L'auteur estime que les programmateurs ignorent volontairement l'intérêt des lecteurs pour protéger leur propre institution.

L'offensive prend une tournure institutionnelle sur la question de la représentativité. Charles Alloncle juge intolérable qu'un député de la nation, mandaté pour contrôler les finances de l'État, soit interdit d'antenne sur des chaînes et des radios financées directement par les contribuables français.

Les coulisses d'un affrontement au long cours sur les fonds publics

Cette rancœur fait suite à six mois d'auditions parlementaires sous haute tension menées entre la fin de l'année 2025 et le printemps 2026. En qualité de rapporteur, l'élu UDR avait conduit les travaux sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public". Le rapport n° 2698, nourri par 67 auditions, avait finalement été adopté le 27 avril 2026 par 12 voix pour, 10 contre et 8 abstentions dans un climat délétère.

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Dans son livre, l'élu détaille les coulisses de ces travaux et raconte son face-à-face avec les dirigeants du secteur. "Ces six mois m'ont fait l'effet d'une plongée en eaux profondes au cœur d'un système fondé sur la connivence, qui se met en branle pour défendre son agenda idéologique, mais aussi ses intérêts financiers", écrit-il. L'ouvrage fait état de menaces de mort présumées et d'échanges via des messageries sécurisées. Il cible également la gestion financière en pointant un budget cumulé de 250 millions d'euros sur dix ans pour un divertissement quotidien, ainsi que des indemnités de départ supérieures à 500 000 euros pour certains cadres.

De leur côté, les directions et les organisations syndicales de l'audiovisuel public réfutent toute censure et répliquent sur le terrain politique. Elles dénoncent une manœuvre partisane et une mise en scène destinées à justifier le projet de privatisation défendu par la droite nationale.

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