Brigitte Bardot : la vente aux enchères de la discorde récolte près d’un million d’euros
L'aura de Brigitte Bardot traverse les époques avec une intensité intacte. Ce lundi 21 septembre 2026, l'émotion s'est transformée en une véritable ferveur acheteuse lorsque les souvenirs du quotidien de l'actrice ont été présentés au public parisien. Une page d'histoire intime s'est tournée sous le regard admiratif de passionnés venus du monde entier.
Une envolée spectaculaire sous le marteau
L'estimation initiale fixée autour de 50 000 euros a volé en éclats dès les premiers coups de marteau. Au terme d'une journée particulièrement animée, les 285 lots ont trouvé preneur pour un montant total de 953 531 euros frais compris, pulvérisant de près de vingt fois les prévisions des commissaires-priseurs.
L'engouement a dépassé les prévisions des organisateurs. Plus de 15 000 visiteurs se sont pressés dans les salles d'exposition de l'Hôtel Drouot durant cinq jours, tandis que plus de 3 000 enchérisseurs rivalisaient en salle, par téléphone et sur Internet pour décrocher une pièce de collection.
L'émotion brute des objets du quotidien
Sur les estrades, les pièces les plus simples ont suscité les batailles les plus disputées. Deux colliers de chien gravés au nom de la comédienne et portant les coordonnées de La Madrague, évalués à 30 euros, ont été emportés pour 9 400 euros par une admiratrice russe. De leur côté, deux guitares ont atteint 8 600 et 11 900 euros, tandis qu'un autoportrait inédit au crayon s'est envolé à près de 40 000 euros.
La machine à écrire mécanique Olivetti ayant servi à la rédaction de ses mémoires s'est vendue 4 634 euros. Témoin de son engagement historique sur la banquise en 1977, un lot de trois peluches de bébés phoques a grimpé à 2 200 euros pour une mise à prix modeste de 30 euros. "Les objets présentés sont ceux qu'elle affectionnait particulièrement", rappelait le catalogue de la vente.
Un partage entre combat animalier et héritage familial
Le produit net de la vacation sera partagé équitablement entre la Fondation Brigitte Bardot, désormais dirigée par Max Guazzini, et Nicolas-Jacques Charrier, le fils unique et héritier de l'icône. Cette démarche assure les ressources nécessaires à la protection animale tout en réglant harmonieusement la transmission familiale.
L'événement fait écho à la dispersion de juin 1987, durant laquelle Brigitte Bardot avait vendu ses parures et ses tenues mythiques pour créer sa fondation. "Cette vente est la suite logique de celle qu'elle a elle-même organisée", a souligné auprès de l'AFP un représentant de son entourage associatif à l'issue de cette journée d'exception.
Bernard d'Ormale, dernier mari de la star, n'était lui absolument pas d'accord avec cette vente qu'il jugeait "scandaleuse", rapporte Le Figaro. "Il a assuré qu'il n'en avait pas été informé, ce qu'a contesté la fondation. Cette dernière a affirmé qu'elle avait été votée en juin, y compris par Bernard d'Ormale qui était alors le président de son conseil d'administration", expliquent nos confrères.
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