L'Agirc-Arrco est actuellement en recherche de trésorerie. Pandémie mondiale oblige, les dépenses publiques ont explosé… Pour autant, pour l'économiste Florence Legros, directrice générale de l'ICN Business School, ce n'est peut-être pas le montant des pension de retraites le problème. Pour Planet, elle revient sur la nature même du soucis.
Pensions de retraite : "Se constituer sa propre épargne pour ne pas perdre de revenus"IllustrationIstock

"Nous tablons sur une baisse significative des cotisations comprise entre 10 et 15% sur toute l'année. Il va y avoir un problème de financement", lance sans ambages Valérie Batigne, dans les colonnes de Capital. Elle travaille pour le cabinet spécialisé Sapiendo retraite et juge que la situation de l'Agirc-Arrco a de quoi inquiéter. Selon elle, poursuit le mensuel de référence en économie. Seule solution, estime-t-elle, un arbitrage portant sur le montant des pensions ou l'âge de départ à la retraite. "Si les deux premiers scénarios semblent peu probables, hormis un gel des pensions, on pourrait très bien envisager la mise en place d'incitation à travailler plus longtemps", explique-t-elle encore. La problématique est toujours la même : celle de l'équilibre du régime complémentaire. D'autres prônent aussi un gel des pensions - y compris celles issues du régime général, dépenses anti-Covid oblige.

"Geler les pensions de retraite revient mécaniquement à les minorer. En terme réels, on appelle ça une baisse", tranche d'entrée de jeu Florence Legros, économiste et directrice de l'ICN Business School, qui fait part à Planet de son analyse. "C'est la résultante évidente du retour attendu de l'inflation", poursuit-elle, non sans rappeler que "le pouvoir d'achat des actifs, en moyenne, va baisser". "Par conséquent, en comparaison, le pouvoir d'achat relatif des retraités va augmenter".

"Les retraités sont parmi ceux qui se sortent le mieux de la crise sanitaire"

Il faut, selon elle, réaliser une chose : sur le plan financier, les retraités comptent parmi ceux qui se sortent le mieux de la crise sanitaire. "C'est vrai aussi pour les fonctionnaires", tempère-t-elle.

 "Forcément, la question du gel des pension peut se poser de façon légitime. Ce n'est pas le moment de taper sur les actifs, au risque de durablement malmener l'économie", poursuit-elle. Et elle de conclure : "On va vers des problèmes d'emploi, ce n'est pas comme si on pouvait se le permettre. Entamer le pouvoir d'achat des actifs serait dangereux".

Est-ce à dire qu'il faudra forcément revenir sur le montant des pensions de retraites. Pas nécessairement. Explications.

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