Archives : 2007

Carla face à son destin, l'heure du choix

S'attendaient-ils à un tel retentissement ? En officialisant leur idylle, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont suscité un engouement planétaire. En Italie, on prédit déjà un destin de First lady à la dame de cœur du président. En France, on s'interroge sur la suite de la romance avec ce voyage prévu en Egypte. Les prochaines semaines risquent bien d'être cruciales... Ils jouent au chat et à la souris. A qui sera le plus malin. Entre la presse et Nicolas Sarkozy, en visite à Sainte-Marie-de-la-Mer le mardi 18 décembre, lendemain du scoop de Point de Vue, c'est un duel (à fleuret moucheté) sur le pré camarguais. La moindre situation est prétexte à une question sur la romance présidentielle révélée par notre magazine sur le site de l'Express. "''A propos d'environnement, le vôtre vient de changer...''", glisse malicieusement un reporter. Un autre : "''Qu'est-ce que cela vous inspire, la beauté... du paysage ?''" Le président esquive : "''Oh, je vous vois venir avec votre sourire''". La demande se fait plus directe : "''Est-ce que la médiatisation de votre idylle avec Carla Bruni vous a gêné ?''" L'attaque étant, dit-on, la meilleure défense, le chef d'Etat fixe alors son auditoire et lance : "''Eh bien voilà, c'est non. Non, ça ne m'agace pas''". Il faut bien dire que depuis la confirmation, par l'image, de leur histoire d'amour, les médias du monde entier se sont littéralement passionnés pour cette affaire de cœur élyséenne. Le divorce avec Cécilia avait déjà fait couler beaucoup d'encre, ce n'est rien comparé à l'apparition de Carla dans la vie du président.

Lorenzo Delloye, les larmes et l'espoir

A 18 ans, Lorenzo Delloye, fils d'Ingrid Betancourt, a dans les yeux la détermination de sa mère, dont il parle avec l'amour d'un fils, devenu trop tôt un homme. Propos recueillis par Pauline Sommelet.Vous venez de diffuser un message à votre mère sur les ondes de RFI. Dans quel état d'esprit êtes-vous ?Lorenzo Delloye : "C'est une sensation très bizarre, parce que je sais que ma mère a écouté ce message, et j'espère lui avoir donné tout l'espoir dont elle a besoin. Bien sûr, je vais continuer à lui en envoyer trois fois par semaine. J'espère lui avoir redonné un peu de force. Il n'y a pas un jour où je ne pense à elle. Je ressens un mélange de tristesse et de joie, tristesse de savoir qu'elle est dans cette jungle depuis tellement longtemps, joie de savoir qu'elle a pu m'écouter, joie de savoir que maintenant il y a une mobilisation internationale qui se crée et qui va peut-être réussir à convaincre le président Alvaro Uribe que la vie n'a pas de prix, que l'humanitaire passe bien avant la guerre. Lui demander d'arrêter de faire des comparaisons avec le nazisme. Qu'il se rende compte qu'on parle d'otages qu'il a le pouvoir de libérer, et que ça fait six ans qu'il s'en moque. Est-ce normal pour un chef d'Etat de se moquer de la vie des otages, alors que la Colombie a signé la Convention de Genève ? Est-ce normal pour une démocratie ?"Où étiez-vous quand vous avez reçu la nouvelle qu'elle était vivante ?LD : "J'étais chez moi à Paris, mon père m'a appelé à 7 heures du matin, et il m'a dit, presque en me criant dessus : "''Lorenzo, ta mère est en vie, ta mère est vivante, c'est sûr. On a reçu une preuve de vie''". C'était vraiment très fort. J'ai eu un sentiment d'énorme soulagement qui m'a envahi d'un coup, et j'ai pensé : c'est bon, on va encore voir une vidéo où elle est très forte, où elle a un charisme incroyable. Quand j'ai vu la vidéo sur le site du Figaro, et que je me suis rendu compte... ça a été un moment assez dur de réaliser à quel point les camps des Farc sont un goulag itinérant, à quel point ma mère, maintenant, se sent désespérée. J'ai vu à travers cette vidéo, et encore plus avec la lettre, ce qu'est la réalité d'un otage."

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