Aujourd'hui, à Rennes, s'ouvrait le procès en appel de l'affaire Le Couviour. Josiane Le Couviour est accusé d'être responsable de la mort de sa belle-mère Anne-Marie Le Couviour.  Josiane aurait engagé les agresseurs de ses beaux-parents, pour un cambriolage qui a tourné au drame.

Les faits remontent à avril 2009. En pleine nuit, Eugène et Anne-Marie Le Couviour  (90 et 75 ans) sont réveillés dans leur résidence de Grand-Champ (Morbihan) par deux cambrioleurs. Le couple est ligoté et bâillonné et les malfrats font main basse sur quelques bijoux. Seulement, la situation dérape : les 29 morceaux de scotch utilisés pour faire taire Anne-Marie l'étouffe. Elle est retrouvée morte asphyxiée.

Les cambrioleurs démasquésGrâce au témoignage de la compagne d'un des cambrioleurs, plusieurs personnes seront arrêtées: les deux hommes ayant commis l'agression, Wenceslas Le Cerf et Guénolé Madé ainsi que Josiane Le Couviour, commanditaire supposés. Un autre proche du couple sera écroué, Loic Dugué, fils du premier mariage d'Eugène Le Couviour et jardinier de Jean-Jacques le Couviour (l'époux de Josiane, fils d'Eugène et Anne-Marie). Il est celui qui aurait mis en contact Josiane Le Couviour avec les cambrioleurs.

Mobile présumé: la fortune d'Eugène Le CouviourLes accusés le reconnaîtront, l'opération n'avait pas pour but de s'emparer de quelques bijoux. Il s'agissait d'un e mise en scène pour dissimuler le véritable objectif : Josiane Le Couviour voulait récupérer des papiers liés à l'héritage d'Eugène Le Couviour. Le nonagénaire a mené une carrière florissante d'industriel et possède une fortune de plusieurs centaines de millions d'euros.

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L'intention de tuer au centre du procèsLors de la première audience, à la cour d'assises de Vannes, les prévenus avaient été lourdement condamnés: 18 et 15 ans de prison ferme pour les cambrioleurs, 15 ans pour Josiane Le Couviour et 8 ans pour Loïc Dugué. Cependant le tribunal n'avait pas retenu la thèse de la préméditation.Ce n'est pas l'avis des enfants d'Anne-Marie Le Couviour. Pour la partie civile, il ne s'agit pas d'un cambriolage qui a mal tourné mais bien d'un assassinat. C'est la raison pour laquelle le parquet a décidé de faire appel. 

Image: ©France3.fr

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