L’échange de maison séduit chaque année de plus en plus de vacanciers en quête d’authenticité et de bons plans. Planet a voulu en savoir plus sur cette manière originale de voyager. Interview de Denise Lemoine, responsable de la communication chez Homelink, le premier site à avoir surfé sur cette vague.

Planet : Comment est né Homelink ?Denise Lemoine : "Homelink est né en 1953. Tout est parti d’un professeur américain qui voulait passer des vacances pas chères et qui, donc, a commencé à sonder ses collègues pour voir avec qui il pourrait éventuellement échanger sa maison. Ce concept s’est ensuite rapidement élargi à tous les Etats-Unis dans les années 1970 puis à la Grande-Bretagne et à la France dans les années 1980. Depuis 2008, on note même un véritable engouement pour cette manière de voyager qui est non seulement économique mais offre également une alternative aux vacances ordinaires. En échangeant leur maison, les gens apprennent à découvrir comment vivent les autres. Nous conseillons d’ailleurs à chacun de nos adhérents de laisser un petit guide chez eux pour donner à leurs 'invités' leurs bonnes adresses de restaurants, de magasins et de sorties.

Planet : Les adhérents n’ont-ils pas certaines réticences à laisser les clés de chez eux ?Denise Lemoine : Ce n’est pas toujours évident de confier les clés de chez soi à des étrangers, c’est vrai. Beaucoup d’adhérents s’inquiètent de savoir si on va les voler pendant leur absence. Nous les rassurons alors en leur disant que si les autres sont effectivement chez eux, ils sont également chez les autres. Nous leur rappelons aussi qu’avant de conclure à un échange de maison, les deux familles communiquent par mail pour faire connaissance et fixer les modalités. Elles apprennent alors non seulement comment se servir du four mais également combien d’enfants ont les autres, ce qu’ils font dans la vie, etc. Cela crée déjà une relation d’amitié. Et puis, dans la mesure du possible, nous recommandons vivement aux adhérents d’accueillir leurs 'invités' ou de s’arranger pour qu’une personne de leur entourage le fasse. On n’imagine moins que quelqu’un puisse vandaliser votre maison après qu’il ait été accueilli par votre maman ou votre voisin. Enfin, l’adhésion à notre site est payante, ce qui permet d’écarter les vacanciers qui ne sont pas véritablement dans l’esprit d’échange que nous véhiculons.

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Planet : Y-a-t-il des nationalités plus friandes que d’autres de ce type d’échange ?Denise Lemoine : Les Français sont moins réticents que les autres à donner les clés de chez eux. On les ressent plus ouverts et plus enclins à échanger. Nous avons d’ailleurs presque autant d’adhérents sur l’Hexagone qu’outre-Altantique (2.500 contre 2.000). Et alors que dans la plupart des 27 bureaux que nous avons à travers le monde, les adhérents sont souvent des retraités, on note qu’en France ils sont 73% à avoir moins de 55 ans. Nous avons ainsi beaucoup de groupes d’amis et de célibataires français qui ont envie d’échanger leur maison. Ils sont par ailleurs nombreux à échanger entre eux et donc, à favoriser les vacances sur le territoire. Sans doute une autre conséquence de la crise. Les Français sont pourtant très prisés par les étrangers pour les échanges  de maison!"

 

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