Dans le cadre de l’enquête sur le terroriste Mohamed Merah, le GIPN et le SRPJ ont effectué deux interpellations mardi à Toulouse (Haute-Garonne).

Deux hommes ont été interpellés mardi soir à Toulouse, en Haute-Garonne. Ils sont suspectés d’être les complices de Mohamed Merah, "le tueur au scooter". Agés d’une vingtaine d’années, les individus auraient été des proches du tueur. Le GIPN (groupement d'intervention de la police nationale) et le SRPJ (service régional de police judiciaire) cherchent notamment à savoir s’ils ont aidé à financer les opérations du meurtrier toulousain, ou même s'ils lui ont fourni des armes.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a indiqué fin janvier que la thèse du "loup solitaire" n’était pas crédible. Le forcené, abattu chez lui, aurait donc bénéficié d’une ou plusieurs aides. A ce stade de l’enquête, le seul mis en examen pour complicité est le frère du meurtrier, Abdelkader Merah. Incarcéré à la prison de Fresnes, il a démenti toute implication dans les assassinats, mais a néanmoins reconnu avoir été présent lors du vol du scooter utilisé par son frère. Mohamed Merah a commis sept assassinats en mars 2012, dont celui des trois enfants de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse.

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"Une erreur" de coordinationLors de la cérémonie d'hommage en mémoire des victimes le 17 mars à Toulouse, le président François Hollande a indiqué que tout serait mis en œuvre pour mettre toute la lumière sur cette affaire. "La réponse est due aux familles et à la France tout entière", a-t-il déclaré avant d'ajouter, "je m'en porte garant". Manuel Valls a, quant à lui, reconnu "une faille, une erreur et une faute" en terme de coordination entre la DCRI et les renseignements locaux.

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