Cinq maisons de ventes raflent, en valeur, 50 % des enchères mondiales. Les ventes d’œuvres supérieures à 8 millions d’euros ont progressé de 125 % en 2017, celles évaluées entre 5 000 et 50 000 euros ont chuté de 17,5 %.

La raison du plus fort est toujours la meilleure… Le rapport 2018 sur le marché de l’art, publié le 13 mars par la foire suisse Art Basel et la banque UBS, confirme la morale du Loup et l’Agneau de Jean de La Fontaine.

Si le commerce mondial de l’art affiche une santé insolente, avec un total de 63,7 milliards de dollars (soit 51,3 milliards d’euros), en hausse de 12 % par rapport à 2016, l’embellie ne profite qu’à une poignée d’acteurs au plus haut niveau. « On peut faire, pour le marché de l’art, le même constat que pour la richesse mondiale, dont 88 % sont détenus par 10 % des gens les plus fortunés », résume l’économiste Clare McAndrew, auteure du rapport. Et la théorie du ruissellement n’est guère d’actualité.

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La concentration des pouvoirs est d’abord géographique. Les Etats-Unis, la Chine et la Grande-Bretagne représentent à eux seuls 83 % du marché mondial. En comparaison, la France n’en détient que 7 %, l’Allemagne 2 %. Cinq maisons de ventes – sur plus de 14 000 répertoriées – raflent 50 % des enchères, en valeur. De même, sur plus de 52 000 artistes passés en vente, à peine 1 % décroche... > Lire la suite sur Le Monde
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