En poste à l’OSCE, Véronique Roger-Lacan a proposé à trente ambassadrices à Vienne de créer une association de parrainage d’apprenties diplomates.

On la distingue au premier coup d’œil parmi les ambassadeurs siégeant aux réunions du conseil permanent de l’OSCE, à Vienne. « Ce n’est pas aussi multiculturel qu’à l’ONU, je suis la seule ambassadrice qui ne soit pas blanche », décrit Véronique Roger-Lacan. A 53 ans, elle incarne la France, depuis 2015, auprès de ce bébé de la guerre froide qu’est l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, née d’une agence créée en 1973 pour faciliter le dialogue entre l’Ouest et l’Est, et qui regroupe le Canada, les Etats-Unis, l’Islande, la Norvège, l’Union européenne, la Turquie, la Mongolie et les pays issus de l’ex-URSS. Autant dire que, après l’annexion illégale de la Crimée par Moscou en 2014 et le coup d’Etat avorté en Turquie en juillet 2016, les dossiers y sont lourds et le tact de mise.

« Je représente la France, je suis une femme et je suis d’origine asiatique. Cela étonne de prime abord mais une fois la surprise passée, le dialogue s’établit rapidement. »

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L’Europe centrale et orientale n’est pas un terrain d’action acquis aux diplomates occidentaux. Les populistes au pouvoir dans la région sont souvent machistes. Ils tiennent un discours volontiers excluant et réducteur. En Russie, on dépénalise les violences conjugales. En Hongrie, on évoque l’immigration comme étant un poison. L’Autriche s’apprête, de nouveau, à accorder des portefeuilles ministériels à...
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