Thierry Marchal-Beck est accusé par des militantes ou cadres du mouvement. Selon leurs témoignages recueillis par « Libération », son comportement était connu de nombreux cadres.

Huit femmes accusent dans Libération Thierry Marchal-Beck, l’ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), de harcèlement et d’agressions sexuelles. Ces faits, qui se seraient déroulés entre 2010 et 2014, sont prescrits dans leur grande majorité. Ils n’ont fait, pour l’heure, l’objet d’aucune plainte de la part des victimes présumées, qui sont toutes ou ont été militantes cadres du MJS. Selon le journal, deux d’entre elles envisagent de porter l’affaire devant la justice.

L’ancien dirigeant socialiste, surnommé « TMB » dans le milieu militant, a dirigé le MJS entre 2010 et 2013. Contacté par le journal, il a refusé de se livrer « à un exercice biaisé de questions-réponses », ajoutant qu’il se tenait « naturellement » à la disposition de la justice et se « réserve le droit d’engager toute procédure ».

De son côté, l’actuel président du MJS, Benjamin Lucas, a réagi sur Facebook aux accusations des militantes, condamnant « sans réserve de tels actes ». « Je suis révulsé par des comportements qui insultent nos valeurs, celles du MJS », a commenté le président du MJS, soutenant « la courageuse décision de briser le silence ».

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« Nous continuerons le travail entrepris il y a plusieurs semaines, à interroger et transformer nos cadres collectifs, nos pratiques, nos silences. Conscient-e-s des retards qui subsistent et de nos propres défaillances, notre responsabilité est immense. »
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