« King Kong », qui relate les mésaventures d’un boxeur, a connu un succès aussi phénoménal qu’inattendu durant l’apartheid.

Dans l’Afrique du Sud des années 1930, Ezekiel Dlamini, surnommé « King Kong », est un prodige de la boxe promis à une carrière internationale. Il tombe amoureux de la belle Joyce, la tenancière d’une taverne du bouillonnant township de Sophiatown, à Johannesburg. Cette passion emportera le champion dans une spirale tragique – prison, alcool, gangs – et mènera le couple à sa perte. Voici l’intrigue de l’opéra jazz King Kong, la première comédie musicale noire d’Afrique du Sud datant de 1959, qui a été récemment ressuscitée par une troupe du pays, le Fugard Theatre. Jouée à Johannesburg jusqu’au 8 octobre, King Kong retourne au Cap de décembre à mars 2018, avant de probablement s’envoler pour une tournée internationale.

La version originale, avec Miriam Makeba

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Le retour de la pièce à l’affiche des théâtres a été source de nombreux commentaires dans le pays. Et ce à cause du succès, aussi phénoménal qu’inattendu, que King Kong avait connu dans l’Afrique du Sud de l’apartheid (200 000 spectateurs à l’époque). Le spectacle s’était même exporté à Londres. Et c’est dans le West End qu’avait démarré la carrière internationale de la chanteuse Miriam Makeba, l’interprète de Joyce, au moment même où elle était contrainte à un exil, dont elle ne reviendra que trente ans plus tard. En 1959, à Johannesburg, la soirée d’ouverture avait suscité l’euphorie d’un public multiracial.
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