C'est Carme Forcadell qui avait compté, un à un, les bulletins des élus ayant voté le 27 octobre pour la sécession, 70 sur 135, un fait sans précédent qui a ébranlé l'Espagne et inquiété l'Europe.

La présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell, poursuivie dans une enquête pour "rébellion" après la déclaration d'indépendance de son assemblée, sera écrouée jusqu'au versement d'une caution de 150.000 euros, a ordonné jeudi 9 novembre au soir un juge de la Cour suprême de Madrid.

Selon un porte-parole de ce tribunal, elle a été placée en détention provisoire dès jeudi soir si elle n'est pas en mesure de verser immédiatement la caution. Plusieurs membres du noyau dur séparatiste sont déjà derrière les barreaux.

Le président indépendantiste destitué de Catalogne Carles Puigdemont a réagi sur Twitter en déplorant que Mme Forcadell soit contrainte de "dormir en prison pour avoir permis un débat démocratique".

.@ForcadellCarme farà nit a la presó per haver permès el debat democràtic. Per permetre parlar i votar! Així és la democràcia espanyola ????

— Carles Puigdemont ???? (@KRLS) 9 novembre 2017

"Vous n'êtes pas seuls !"

Carme Forcadell et cinq autres élus ont été entendus dans la journée. L'un a été laissé libre, le seul non indépendantiste, tandis que les quatre autres disposent d'une semaine pour réunir 25.000 euros et éviter la prison.

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Carme Forcadell a assuré devant le juge qu'elle n'avait pas, en tant que présidente du Parlement, "la liberté d'interdire un vote", selon un porte-parole de l'élue. Elle a aussi expliqué que la déclaration d'indépendance était sans effets juridiques, selon des sources...
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