Le négociateur en chef de l’Union européenne presse le gouvernement britannique de régler la question avant d’envisager d’avancer dans les pourparlers.

Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour le compte de l’Union européenne (UE), a annoncé d’emblée la couleur, vendredi 10 novembre. « Vous ne devez pas attendre de nous, aujourd’hui, d’annonces ou de décisions », a-t-il lancé aux journalistes à l’issue d’un sixième cycle de négociations avec les équipes britanniques, n’ayant manifestement pas réussi à faire bouger les lignes d’une négociation qui patine sérieusement.

Celle-ci bloque toujours essentiellement sur l’aspect financier du divorce : les engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget de l’Union, mais aussi sa part du financement des retraites des fonctionnaires européens, etc.

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En tout, les Vingt-Sept espèrent entre 40 milliards et 60 milliards d’euros de reversements de la part de Londres, même si ces montants n’ont jamais été confirmés officiellement jusqu’à présent. En partie pour éviter de mettre la première ministre britannique, Theresa May, dans une situation impossible, alors que les « brexiters » ont longtemps promis que la sortie du pays de l’UE ne devait rien lui coûter – voire au contraire, lui permettre d’économiser jusqu’à 350 millions de livres par semaine, assuraient-ils pendant la campagne référendaire.

« Les Britanniques ont longtemps sous-estimé l’unité des Européens »

En octobre, Mme May a mis une offre à 20 milliards d’euros sur la table. « Les Britanniques ont longtemps...

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