Les sept candidats de la primaire PS se sont affrontés jeudi soir lors de l’ultime débat avant le premier tour prévu dimanche. Un exercice marqué par des clashs, des crispations mais aussi quelques tranches de rire. 

La dernière bataille avant le vote. Jeudi soir, les sept candidats qui rêvent de représenter le PS lors de la prochaine élection présidentielle se sont de nouveau affrontés en direct à la télévision. Lors de cet ultime débat avant le premier tour de la primaire, tous en tenté de faire valoir leur programme tout en démontant celui de leurs adversaires. Un exercice dans lequel Benoît Hamon a particulièrement excellé. Jusqu’alors annoncé comme le troisième homme de la primaire, le frondeur s’est en effet imposé comme le candidat le plus convaincant du troisième débat. Selon un sondage Elabe pour BFM TV, 29% des téléspectateurs interrogés ont estimés que c’était lui le grand gagnant de cette rencontre. Un score qui grimpe à 34% auprès des sympathisants de gauche. Jusqu’ici considéré comme le plus convaincant par les sondés, Arnaud Montebourg est quant à lui arrivé deuxième avec 28% des voix en sa faveur, et seulement 23% récoltés auprès des sympathisants de gauche.

Emmanuel Macron au cœur du débat

Absent du débat, Emmanuel Macron s’y est pourtant retrouvé au cœur. En effet, son cas a fait l’unanimité auprès des sept candidats qui n’ont pas hésité à dézinguer ses propositions et son attitude. "Il a y a des forces politiques qui veulent que cette primaire ne se passe pas dans de bonnes conditions", a raillé Manuel Valls. Son programme "est flou", a de son côté estimé Vincent Peillon, ajoutant qu’il n’en avait "pas peur".

Mais l’ancien patron de Bercy n’était pas la seule cible des candidats. Benoît Hamon a lui aussi essuyé les attaques nourries de ses adversaires concernant sa proposition sur le revenu universel. "300 milliards (de cette proposition), c’est l’’équivalent du budget de l’Etat actuellement a pesté Arnaud Montebourg. (…) C’est le coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et les classes populaires". Un avis partagé par les tous les autres candidats, à l’exception de Jean-Luc Benhamias. "Benoît, ne te décourage pas, c’est la seule idée neuve qu’on ait eue depuis des années !", lui a-t-il même lancé.

Le lapsus du Sylvia Pinel

Alors qu’elle était interrogée sur les très nombreux sans-abris, Sylvia Pinel a répondu un peu trop vite. Sa langue a fourché et la candidate a dit vouloir "lutter contre l’hébergement". Un lapsus d’autant plus gênant qu’elle a été ministre du Logement.

La sauvegarde de la Sécurité Sociale

C’est "l’un des sujets majeurs de cette élection", a posé Manuel Valls à propos de l’avenir de la Sécurité Sociale. Les candidats sont d’ailleurs tous d’accord sur le fait qu’elle doit être sauvegarder. Mais tous ont en revanche chacun leur manière de procéder. Ainsi, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon plaident davantage pour "une complémentaire santé publique", tandis que Manuel Valls et Jean-Luc Benhamias verraient davantage un modèle mutualiste.

Léa Salamé rembarré par Arnaud Montebourg

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Après son échange tendu avec Laurence Ferrari dimanche dernier, Arnaud Montebourg en a eu un autre jeudi soir avec sa consœur Léa Salamé. Alors que la journaliste s’intéressait à son positionnement par rapport à l’Europe et au fait de savoir s’il avait l’intention de ne pas respecter les traités qui y sont en vigueur, le politicien l’a recadrée sèchement. "Je crois que vous y êtes tombées une seconde fois Léa Salamé, lui a répondu Arnaud Montebourg, cinglant. Vous pensez réellement que j’aurais eu l’idée de proposer une idée aussi illégale que ce que vous proposez ? Certainement pas".

 

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