Lors d’un meeting à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne, l’ancien président de la République a reproché au Premier ministre de "perdre ses nerfs".

Lundi soir, Nicolas Sarkozy se trouvait à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) pour soutenir les deux candidats de l'UMP aux élections départementales, comme le rapporte TF1. L’ex-chef de l’Etat en a profité pour tacler Manuel Valls. "Il faut qu’on s’arrête un moment sur le cas de notre premier ministre", a-t-il d'abord déclaré avant d'affirmer : "Il ne va pourvoir continuer comme ça à perdre ses nerfs". Le président de l'UMP a ensuite ajouté : "Tous les jours il nous en fait une... Ca devient gênant", faisant référence notamment aux propos de Manuel Valls qui évoquaient un apartheid français. D’après Nicolas Sarkozy : "c’est une injure à la République".

Le duel des départementales

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Les deux hommes politiques étaient hier soir dans des circonscriptions que pourrait remporter le Front national lors des élections départementales. Manuel Valls se trouvait dans l’Oise où il a maintenu ses déclarations sur la "peur du FN" et Nicolas Sarkozy dans le Val-de-Marne. Le Val-de-Marne est le seul département de France avec l’Allier à être dirigé par le Parti Communiste. L’ancien président de la République a déclaré devant une salle de 2500 personnes: "Je sens qu'une vague immense est en train de se former. Du Val-de-Marne va partir la grande victoire pour la reconstruction de la France". "Le changement est à portée de main si chacun y croit et fait ce qu'il a à faire", a-t-il également considéré.

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Nicolas Sarkozy a évoqué une nouvelle fois le "FNPS". D’après lui, "D'un côté, il y a la médiocrité" de la gauche, "de l'autre, le risque de la tentation de tout envoyer balader. Ce n'est en rien une leçon de morale mais une voix pour le FN, ça fait un député PS en plus",a-t-il déclaré. "C'est pour cela que j'ai parlé de "FNPS". Depuis 1981, la gauche exploite l'extrême droite pour battre la droite", a estimé le président de l’UMP.

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"C'est pour ça que j'ai voulu revenir. J'aime profondément la France. Ce n'était pas possible de la laisser tomber", a confié Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République qui a fait son retour dans la vie politique va probablement se présenter à la primaire de la droite afin de désigner candidat pour l’élection présidentielle de 2017.

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