Au micro de Jean-Jacques Bourdin, le Premier ministre est revenu sur les élections départementales et a parlé d'un possible remaniement ministérielle.

Il y a un an jour pour jour, Manuel Valls devenait le chef du gouvernement en place de Jean-Marc Ayrault. Comme lui, il doit maintenant affronter les lendemains d’une défaite électorale et faire face à une aile gauche de plus en plus vindicative.

Interrogé ce mardi sur BFMtv, le Premier ministre a déclaré, au sujet de cette déroute du PS, assumer "sa part de responsabilité" même s’il s’est "beaucoup dépensé pendant cette campagne." A-t-il songé à démissionner, comme lui demande Bourdin ? "Non ! (…) Ce n’est pas ce que les Français attendent et me demandent. Ils me demandent de rester au poste et de continuer l’action."

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Quant à un changement de politique, le Premier ministre n’en a cure : "Une politique économique ne peut pas zigzaguer en permanence. Nous sommes en train d’obtenir des résultats.", avant d’ajouter : "Pour beaucoup de Français, cette amélioration objective de la situation économique, ils ne la voient pas." Une amélioration que le Premier ministre met en lien avec la baisse du prix du pétrole, de la devise européenne et des taux d’intérêts ; et, "progressivement par les résultats de la baisse du coût du travail."

Un retour des écologistes au gouvernement ?

Manuel Valls bénéficie-t-il encore d’une majorité parlementaire ? "Je l’ai !", clame-t-il avant d’appeler toutefois "la gauche à se rassembler". "Socialistes et Verts se parlent de nouveau, ont mis en place des groupes de travail pour élargir cette majorité. ", a précisé le Premier ministre.

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Interrogé sur un possible remaniement, ce dernier a "toujours souhaité" que les écologistes participent à son gouvernement. Mais ce retour ne pourrait se faire, selon Manuel Valls, que "s’il y a un pacte entre les socialistes et les écologistes" ; c’est-à-dire, selon ce dernier, "s'ils (les Verts) considèrent que c'est possible de gouverner sur la ligne économique qui est la nôtre, sur les réformes en matière de transition énergétique que nous sommes en train de mener et sur la lutte contre les inégalités".

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