Deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende ont été requis jeudi contre Jean-Marie Le Pen pour ses propos selon lesquels, "comme les oiseaux", les Roms voleraient "naturellement".

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"Comme les oiseaux", les Roms voleraient "naturellement". Ces propos tenus par Jean-Marie Le Pen en 2012 pourraient bien lui valoir de la prison avec sursis. Jeudi, la représentante du parquet, Annabelle Philippe a  en effet requis une peine de deux mois de prison avec sursis assortie d’une amende de 10 000 euros. Selon elle, le président d’honneur du parti d’extrême droite a "parfaitement constitué" un délit d’injure à caractère racial. Le tribunal correctionnel de Paris devrait, quant à lui, remettre son jugement en libéré à cinq semaines.

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Provocations sur l’immigration en pleine université du FNL’an dernier, Jean-Marie Le Pen avait en effet profité de l’Université d’été du Front National à La Baule (Loire-Atlantique) pour se laisser aller à quelques provocations sur l’immigration devant l’assemblée de membres du FN alors réunis."Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement", avait-il lâché, attribuant ces mots aux Roms.  Des propos chocs et reprenant un thème fétiche du parti d’extrême droite, qui n’avaient cependant pas manqué de suscité nombre de rires et applaudissements dans la foule. "Jean-Marie Le Pen croit certainement que les Roms sont une race inférieure", a de son côté dénoncé Pierre Mairat, l’avocat et co-président du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples)."Il leur prête un attribut de vol génétique, héréditaire", qui nourrit un "sentiment de haine et de détestation", a-t-il par ailleurs estimé avant de rappeler que "le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit".

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