Le président de la République a profité de sa grande conférence de presse lundi pour tacler son prédécesseur. Découvrez les piques qu’il lui a envoyés.

François Hollande donnait lundi la 6e grande conférence de presse. Un exercice difficile rythmé par les questions des journalistes auxquelles le chef de l’Etat s’est plié. Et dont il a profité pour envoyer une salve de piques à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.

"Certains disent que c’est le moins pire, quand ils ne disent pas que c’est le meilleur. Toujours la même histoire, avec certains, toujours avec les dictateurs", a en effet répondu François Hollande au journaliste qui l’interrogeait sur les relations de la France avec la Syrie de Bachar al-Assad. Aussi, la réponse de François Hollande a pris la tournure d’une allusion à peine voilée au fait que pendant son  mandat, Nicolas Sarkozy a reçu le dirigeant syrien et son ancien homologue libyen, Mouammar Kadhafi.

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"Je n'ai pas de temps à perdre dans cette démarche esthétique"Le locataire de l’Elysée a ensuite taclé son prédécesseur en reprenant sa célèbre formule "quand je m’observe, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure". "Pour moi ce qui va compter, c'est: ’Est-ce que le pays est plus fort?’ Je ne vais pas me regarder, le côté miroir, ‘Qu'est-ce que j'ai fait? Qu'est-ce que j'ai bien fait? Qu'est-ce que je vais faire? Qu'est-ce-que pensent les autres?’ Se comparer même. Généralement, c'est rassurant. Mais quand même, je ne vais pas faire ça", a déclaré François Hollande. Une sortie ironique qui n’a pas manqué de faire rire son Premier ministre, Manuel Valls, souligne Le Figaro. Et le chef de l’Etat d’en rajouter une couche en faisant une nouvelle allusion aux propos de Nicolas Sarkozy selon lesquels la primaires des Républicains pourrait se jouer sur le physique des candidats :"Je n'ai pas de temps à perdre dans cette démarche esthétique. Esthéthique encore, ça dépend des goûts".

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2017 : "Ce n’est pas une obsession comme vous pouvez l’imaginer"Enfin, poursuivant sur sa lancée, François Hollande a raillé, toujours à demi-mots, "l’obsession" pour 2017 qu’il prête à Nicolas Sarkozy. Questionné sur son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle, le président a une fois encore affirmé que ce n’était pas "sa priorité" pour le moment, précisant cette fois-ci que ce n’était pas non plus "son obsession" de "savoir quand, comment, avec qui". "Ma seule préoccupation, ma seule priorité, c’est d’agir. Ce n’est pas une obsession comme vous pouvez l’imaginer. Peut-être y a-t-il d’autres exemples qui vous conduisent à le penser, mais ce n’est pas une obsession", a-t-il insisté.

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