La colère gronde chez les syndicats de Florange. L’accord trouvé entre Mittal et le gouvernement, serait plus favorable au géant de la sidérurgie. Selon les salariés, seul un tiers des investissements promis seraient stratégiques.

Le gouvernement a-t-il été berné par Mittal ? C’est en tout cas ce que pensent certains observateurs. L’accord trouvé entre le gouvernement et Lakshmi Mittal serait loin d’être satisfaisant. C’est ce dont vont débattre aujourd’hui à Matignon les syndicats de Florange, lesquels doivent rencontrer Jean-Marc Ayrault, et la discussion promet d’être animée : les représentants syndicaux de Florange se sont en effet dit « trahis ». « C’est ce que j’appelle du foutage de gueule » a lancé Edouard Martin hier soir sur les ondes de RTL.

Dans l’accord signé entre le gouvernement et Mittal, dont Le Monde publie quelques extraits, sur les 180 millions d’euros d’investissements promis sur les cinq années à venir, seuls 53 millions seraient destinés aux investissements dits stratégiques. Le reste ne concernerait que la maintenance du site. Quant aux hauts fourneaux, ils devraient être arrêtés au printemps 2013. Seule consolation, Mittal ne devrait pas les démonter avant six ans.

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Un ensemble de mesures qui font cependant craindre le pire aux salariés, qui estiment que le gouvernement a été floué par Mittal, grand vainqueur selon eux de ce bras de fer. Pour Olivier Faure, député PS, ce compromis est globalement satisfaisant. « L’accord qui a été trouvé par le gouvernement est un très bon accord, car il permet de sauver l’essentiel. Florange a un avenir » a-t-il déclaré. Les syndicats eux, parlent « d’un amateurisme à rougir ». Ils ont rendez-vous ce soir à 18h pour discuter en détail avec le Premier ministre des termes exacts de l’accord. 

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