Alors que Christian Estrosi vient de proposer une limitation à deux mandats maximum dans le temps, on fait le point sur toutes les modalités actuelles concernant le cumul en politique.

"Je suis pour une limitation du cumul dans le temps. Je propose qu’on ne puisse pas exécuter plus de deux mandats de maire, de député, de sénateur et de président de région", a demandé mercredi sur France Info Christian Estrosi.

"Aujourd’hui, cumuler deux mandats n’est pas un cumul des indemnités puisque vous savez qu’elles sont plafonnées, a enchaîné l’ancien maire (LR) de Nice. Mais il faut le dire aux Français ! Parce qu’on laisse trop croire dans le milieu médiatique que cumuler des mandats c’est cumuler du confort, c’est cumuler des indemnités… C’est au contraire beaucoup plus de travail."

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Les règles changent en 2017

Pourtant, comme l’a repéré Europe 1, l’élu des Républicains n’a pas tout à fait visé juste.  En effet, les indemnités d’élus sont bien plafonnées, mais à une fois et demie l’indemnité parlementaire, soit 16 331 euros brut par mois pour un membre du gouvernement, 8 272 euros brut pour un sénateur et 8 231 euros brut pour un député ou un autre élu aux échelons inférieurs.

"Ce qui, pour le député-maire d’une commune de plus de 20 000 habitants, revient tout de même à arrondir ses fins de mois de 2 754, 34 euros", souligne la radio.

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A noter qu’à partir de 2017, la loi interdira le cumul des fonctions exécutives locales avec le mandat de député et de sénateur. Après le 31 mars 2017, un parlementaire ne pourra ainsi plus être en même temps, soit maire, adjoint, vice-président ou président d’une collectivité territoriale.

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