En déplacement à Bangui (Centrafrique) mardi dernier, François Hollande aurait été menacé par plusieurs hommes armés à sa sortie de l’avion, sur le tarmac de l’aéroport M'Poko. Plus de détails sur cet incident tenu secret.

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François Hollande l’a échappé belle. C’est en en effet ce qu’affirme Le Parisien. Selon le quotidien, le président de la République aurait été menacé par des membres de la Séléka lors de sa visite éclair en Centrafrique mardi dernier. Le chef de l’Etat y avait effectué un court déplacement pour saluer la mémoire des deux soldats français tués la veille dans le cadre de l’opération Sangaris et rencontrer son homologue, Michel Djotodia, le président de transition soutenu par les miliciens musulmans de la Séléka.

Des hommes "armés jusqu’aux dents"Toujours d’après Le Parisien, François Hollande aurait été inquiété par plusieurs hommes armés qui l’attendaient sur le tarmac de l’aéroport M’Poko à sa descente d’avion. Deux 4X4 et un pick-up transportant des miliciens de la Séléka "armés jusqu’aux dents" se seraient ainsi postés à seulement quelques mètres du Falcon 7X du chef de l’Etat. Ce qui aurait alors provoqué un vent de panique chez les service de sécurité français. "Ça a été la panique du côté des forces spéciales qui protègent l’appareil (…) On a eu chaud. On ne sait pas comment ils ont fait pour arriver là. Cet aéroport est une vraie passoire", a confié un témoin au quotidien. Et cette même source d’ajouter que le président s’est retrouvé à seulement quelques mètres des canons des hommes armés. "Ca a été très tendu", aurait-on même soufflé à l’Elysée.

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François Hollande n’a "absolument pas" été en dangerSuite aux révélations du Parisien, la présidence a cependant tout nié en bloc. Selon elle, François Hollande n’a "absolument pas" été en danger lors de son déplacement en Centrafrique. Démentant également les informations du journal, l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a, quant à lui, assuré que les hommes armés n’étaient autres que des membres de "la garde personnelle du président Djotodia qui a le droit d’en disposer", rapporte RTL. De son côté, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a affirmé n’avoir "absolument pas entendu parler de ça".

Vidéo ; les mots de François Hollande en Centrafrique