Selon 'Le Parisien' de mardi 29 juillet, une enquête portant sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 a été ouverte par le parquet de Paris au début du mois.

Alors qu’il prépare son retour pour la fin de l’été, Nicolas Sarkozy doit se heurter à un nouvel obstacle. Selon des informations du Parisien, l’ex-chef de l’Etat est visé par une nouvelle enquête ouverte "en toute discrétion" début juillet. En cause, le financement de sa campagne victorieuse en 2007. Les magistrats soupçonnent un système de fausses factures comparable à l’affaire Bygmalion.

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Comme pour le système confirmé par Jérôme Lavrilleux, des dépenses liées au candidat Sarkozy aurait été imputées aux comptes de l’UMP par l’intermédiaire d’une société "impliquée dans la campagne" se chargeant de réaliser des fausses factures. Ce qui est, bien évidemment, interdit par la loi. Le 8 juillet, une première perquisition a eu lieu à la demande du parquet de Paris.

Cette affaire intervient alors que le financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy est déjà dans le collimateur de la justice concernant l’éventuel financement libyen. De surcroît, l’ancien locataire de l’Elysée est mis en examen dans l’affaire des écoutes téléphoniques pour "trafic d’influence, corruption et active et recel de violation du secret de l’instruction". En outre, il est également inquiété dans trois  autres affaires : les sondages de l’Elysée, l’affaire Bygmalion ainsi que l’arbitrage Tapie.

Reste à savoir quelle position va adopter Nicolas Sarkozy qui élabore actuellement au Cap Nègre sa stratégie de reconquête.

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Mise à jour: Dans la matinée, le parquet de Paris a démenti l'information du Parisien concernant cette enquête. "Le parquet de Paris n'a ouvert aucune enquête préliminaire ni information judiciaire concernant la campagne présidentielle de 2007 de Monsieur Nicolas Sarkozy" peut-on lire dans le communiqué de presse.

 

En imagesBygmalion : tous les protagonistes de cette vaste affaire

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux est le personnage central

Nicolas Sarkozy

C’est pour masquer les folles dépenses de sa dernière campagne présidentielle que l’UMP aurait décidé de surfacturer des évènements et ainsi, ne pas dépasser la somme de 22 millions d’euros autorisée.

Me Patrick Maisonneuve

L’avocat de Bygmalion accuse l’UMP d’avoir surfacturé des évènements à son client en 2012.

Jérôme Lavrilleux

L’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et actuel directeur de cabinet de Jean-François Copé a récemment avoué sur le plateau de BFM TV avoir tenté de dissimuler l’explosion des frais de campagne de l’ex-président il y a deux ans.

Bastien Millot

Proche de Jean-François Copé, il a fondé Bygmalion en 2008 avec Guy Alvès.

Dominique Dord

  L’ancien trésorier de l’UMP (de 2010 à 2012) a récemment été entendu par les enquêteurs. Il doit notamment répondre de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance et de recel.

Guillaume Peltier

  Le vice-président démissionnaire de l’UMP est visé dans une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts présumés. Son domicile a d’ailleurs été perquisitionné mardi. L’enquête fait suite à une plainte déposée en décembre 2012 par l’association de lutte anticorruption Anticor et à une décision du maire UMP de Menton, Jean-Claud...

Patrick de Carolis

  L’ancien PDG de France Télévisions est lui aussi mêlé à l’affaire Bygmalion, dans son volet télévisuel.

Camille Pascal

  Le secrétaire général de France Télévisions a lui aussi été mis en examen dans le cadre du volet télévisuel de l’affaire Bygmalion.

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