650 euros : c’est l’amende que risquera désormais un patron s’il ne révèle pas l’identité d’un salarié flashé pour avoir roulé trop vite. Explications.  

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé vendredi matin une série de mesures pour enrayer le nombre de personnes tuées sur les routes chaque année. Parmi elles, une nouvelle amende pour les patrons qui refuseraient de révéler l’identité d’un salarié ayant été flashé avec une voiture de l’entreprise.

Un véritable changement amorcé, alors que jusqu’à présent un salarié pouvait ne perdre aucun point de permis s’il était flashé à bord d’une voiture d’entreprise et que son patron déclarait à l’Agence nationale du traitement automatisé des infractions (ANTAI) ne pas savoir qui était le fautif.

Une mise en application compliquée ?

"Avant de risquer leur permis, les salariés risquent leur vie (…) L'entreprise, en prenant à sa charge les points et les amendes, joue avec la vie des salariés", explique Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, cité par Ouest-France.

L’amende sera alors de 650 euros pour le chef d’entreprise. Mais sa mise en application pourrait être tout de même assez compliquée, rien n’obligeant quiconque à dénoncer l’auteur d’une infraction, estime le site RTL.fr.

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Parmi les nouvelles mesures concernant la sécurité routière, le gouvernement a également annoncé la mise en place de 500 nouveaux vrais radars ainsi que le déploiement de 10 000 faux radars. Un contrôle technique des deux roues obligatoire lors de la revente du véhicule est également prévu.

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