Touchée d’une balle dans le cou, une secouriste présente lors des combats à Kiev a posté sur Twitter qu’elle était en train de mourir, le jeudi 20 février dernier. Provoquant un émoi international. 

Olesya Zhukovskaya © Twitter/@EuromaidanPR

Jeudi 20 février à Kiev, les combats faisaient toujours rage sur le Maïdan alors qu'à quelques centaines de mètres seulement les dirigeants européens s’apprêtaient à négocier avec l’Etat ukrainien. Un déchaînement ponctué, pour la première fois, de tirs de fusils snipers de la part des forces de l’ordre. Puis, à 10h44 du matin, le monde fut frappé de plein fouet par ce qui est considéré comme le nouveau symbole de cette violence inouïe. Ce symbole ? Un tweet, en deux mots : "Je meurs."

Olesya Zhukovskaya, secouriste de l’opposition, touchée d’une balle dans le cou, git sur le sol. D’autres manifestants, témoins de la scène, ont expliqué que celle-ci, baignant dans son sang, aurait dégainé son téléphone. Le temps de dire adieux au monde entier scrutant la cause qu’elle défend.

Des versions contradictoires

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De nombreuses versions divergentes circulent au sujet de la secouriste. Tandis que certains opposants annoncent son décès, d’autres, comme la journaliste Kristina Berdinskikh, assurent que celle-ci a été placée sous assistance respiratoire. Euromaïdan, compte officiel de l’opposition, a quant à lui annoncé que, sérieusement blessée, Olesya est néanmoins toujours en vie à l’issue d’une opération. Le tweet et l’image de la jeune femme ensanglantée sont devenus, l’espace d’une journée, la vitrine des violences du Maïdan.

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