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Un membre de l'OSCE a été tué dans l'est de Ukraine ce dimanche. Une mine a explosé au passage d'une patrouille dans un village de la région de Lougansk, une zone tenue par les rebelles. Il s'agit de la première victime de la mission d'observation spéciale, depuis son déploiement dans le pays il y a près de trois ans: un homme de nationalité américaine. Une allemande a aussi été blessée. L'OSCE a demandé l'ouverture d'une enquête. Depuis 2014, ce conflit a coûté la vie à plus de 10 000 personnes.
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La Cour internationale de Justice (CIJ) a rejeté la demande de l'Ukraine de condamner la Russie pour son aide aux rebelles séparatistes. Kiev avait demandé à la plus haute juridiction de l'ONU de prendre d'urgence des mesures afin que Moscou stoppe tout appui aux rebelles pro-russes. Mais pour la Cour la preuve de l'ingérence matérielle n'a pas été apportée. La Cour a toutefois accepté de prendre des mesures conservatoires concernant la 'situation vulnérable' des Ukrainiens de souche et des Tatars de Crimée, jugeant qu'il existait 'un risque imminent' de 'préjudice irréparable'. Ainsi, la Fédération de Russie doit 's'abstenir de maintenir ou d'imposer des limitations à la capacité de la communauté des Tatars de Crimée de conserver ses instances représentatives, y compris le Majlis', le parlement de cette minorité musulmane déportée sous Staline. Moscou doit également 'faire en sorte de rendre disponible un enseignement en langue ukrainienne', a ordonné M. Abraham. 'Le jugement d'aujourd'hui à La Haye est très prometteur', a réagi de Londres, où il effectuait une visite, le président ukrainien Petro Porochenko, ajoutant être persuadé qu''aujourd'hui nous suivons la bonne voie' et espérer 'une audience couronnée de succès' quant aux suites de l'affaire. EXTRAITS VIDEOS (HD) de la lecture de l'ordonnance #CIJ dans l'affaire #Ukraine c. #Russie (mesures conservatoires) https://t.co/iCie0VjFng pic.twitter.com/9ql3pJtDg9- CIJ_ICJ (@CIJ_ICJ) 19 avril 2017 L'Ukraine avait introduit cette première demande d'urgence en attendant que la CIJ décide si elle est ou non compétente pour traiter l'affaire au fond, ce qui peut prendre des mois, voire des années. En effet, cette ancienne république soviétique demande également à la Cour de 'juger que la Fédération de Russie a engagé sa responsabilité internationale (...) en soutenant le terrorisme et en n'en empêchant pas le financement'. Depuis 2014, la Russie 'a porté son ingérence dans les affaires ukrainiennes à des niveaux dangereux, intervenant militairement en Ukraine, finançant des actes de terrorisme et violant les droits de millions de citoyens ukrainiens', d'après la requête que Kiev a adressée à la CIJ. L'Ukraine réclame également des dédommagements pour des attaques menées, selon elle, contre les civils. Notamment pour la destruction en vol de l'avion du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu dans l'est en juillet 2014, qui avait entraîné la mort de 298 personnes. De son côté, Moscou nie fermement ces allégations, assurant qu'elles n'avaient 'aucune base légale, ni factuelle'. Avec AFP
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La Roumanie en pleine tempête de neige. Le sud-ouest du pays et les montagnes du centre sont placés en alerte aux précipitations toute la journée de mercredi. Avec des vents soufflant jusqu'à 70 km/h, le paysage prend des airs de petite Sibérie. Les dix centimètres de neige fraîche bloquent les axes routiers. Les déplacements sont trés compliqués. En fait, c'est une bonne partie de l'Europe de l'Est qui est touchée par la vague de froid. En Ukraine, le temps est aux bonhommes de neige, comme en plein hiver. Les flocons sont tombés sur l'ouest du pays alors qu'il y a encore quelques ,jours, le thermomètre affichait des températures chaudes pour la saison. De quoi perturber les transports et ressortir les déneigeuses. Snowmotion Augwil (Switzerland) #switzerland #Aprilwetter #snowflakes #slowmotion #snow #swiss #silence pic.twitter.com/eZ6jYdN4bM- David Casutt (@Drimiculus) 19 avril 2017 Des perturbations qui ont aussi frappé la Suisse. Les températures ont été négatives sur une grande partie du pays durant la nuit de mardi à mercredi et de la neige est tombée en vallée. Selon les spécialistes, un mercure négatif n'est pas si rare en Suisse en cette période, cela arriverait tous les deux ou trois ans.
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L'Eurovision, théâtre d'affrontement politique entre l'Ukraine et la Russie. Après l'interdiction d'entrée sur le territoire ukrainien à l'encontre de la candidate russe, la chaîne de télévision russe Channel One a décidé de ne pas diffuser le concours. L'Ukraine est le pays organisateur de cette édition 2017 qui doit se tenir en mai, après la victoire de la candidate ukrainienne l'an passé. Ioulia Samoïlova, 27 ans, handicapée en fauteuil roulant, a donné un concert en Crimée en 2015, région annexée un an auparavant par la Russie et s'y serait rendue directement depuis Moscou, sans faire tamponner son passeport par la douane ukrainienne. Dès lors, en application stricte et scrupuleuse de la loi, Kiev a décidé de lui interdire l'entrée sur son territoire pour une durée de trois ans.
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La présidente de la banque centrale ukrainienne a démissionné ce lundi, estimant qu'elle avait accomplie les réformes nécessaires malgré les pressions. Valeria Gontareva avait été nommée il y a trois ans à la tête de la Banque nationale d'Ukraine (NBU) dans un pays miné par la crise financière, le conflit à l'est du pays et la corruption rampante. Alors que l'Ukraine frôlait le défaut de paiement, elle a négocié un plan d'aide avec le FMI, en échange du profond nettoyage du système bancaire, réputé extrêmement opaque. Valeria Gontareva a fermé 88 des 180 banques ukrainiennes, s'attirant les foudres des oligarques. Elle a notamment nationalisé PrivatBank, contrôlée par Igor Kolomoïski, un milliardaire influent cible de la politique anticorruption du président. Unfortunate but expected: #Ukraine's national bank head Valeria Gontareva just resigned. Whatever she says, reform mission far from complete pic.twitter.com/UlJ4fMHF6Y- Maxim Tucker (@MaxRTucker) 10 avril 2017 Dans le même temps beaucoup d'Ukrainiens, et notamment certains élus populistes, lui ont reproché de nuire au pouvoir d'achat de la population en ne luttant pas contre l'inflation. Le refus de l'économiste de soutenir la hryvnia a en effet plombé la valeur des économies des Ukrainiens et alimenté l'inflation. Valeria Gontareva, décrite par ses détracteurs comme une réformiste libérale zélée, a notamment retrouvé un cercueil devant sa porte. Le FMI, qui prévoit une croissance de 2% cette année en Ukraine, a accordé la semaine passée un nouveau versement d'un milliard de dollars à l'Ukraine. Le président Poroshenko perd un nouvel allié de taille, qu'il devra remplacer rapidement.
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Le président russe Vladimir Poutine a reçu pour la première fois ce vendredi la candidate FN à l'élection présidentielle Marine Le Pen. Interrogé à ce sujet alors qu'il était en déplacement en Eure-et-Loir, Benoît Hamon a abordé la question de la renégociation des frontières en Russie, à laquelle il est farouchement opposé. "Annexion de la Crimée, remise en cause de la souveraineté de l'Ukraine, et qu'est-ce qu'il y a derrière? Une multitude de petites républiques qui vont être directement menacées", a assuré le vainqueur de la primaire à gauche. "On veut rouvrir le dossier des frontières? Je vous le dis, ça, c'est le retour du bruit des bottes, le retour des guerres possibles en Europe, où on croit qu'elles ne font plus de morts".
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Un ex-député russe réfugié en Ukraine et devenu un opposant à la politique de Moscou a été assassiné ce jeudi à Kiev. Denis Voronenkov était devenu ces derniers mois très critique à l'égard du Kremlin et avait témoigné en Ukraine contre l'ancien président prorusse Viktor Ianoukovitch. Dans un communiqué publié sur son site internet, Petro Porochenko, l'actuel président d'Ukraine a rapidement accusé la Russie d'être derrière ce meurtre. 'L'assassinat perfide dans le centre de Kiev de Denis Voronenkov est un acte de terrorisme d'État de la part de la Russie, qu'il avait dû quitter pour ses convictions politiques', pouvait-on lire. 'Élucubrations' et accusations 'absurdes', a aussitôt riposté le porte-parole du Kremlin, suivi par son homologue du ministère russe des Affaires étrangères. 'Au vu de la réaction des autorités ukrainiennes et des médias qui, une heure après l'incident, ont déjà blâmé la Fédération de Russie, cela met un terme à toute enquête impartiale et objective sur ce meurtre', a dit Maria Zakharova. Denis Voronenkov se trouvait devant son hôtel quand un inconnu lui a tiré dessus. Le tueur présumé, qui avait sur lui un passeport ukrainien, a succombé à ses blessures à l'hôpital quelques heures après l'échange de tirs avec le garde du corps de Denis Voronenkov.
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Ioulia Samoïlova représentera la Russie au prochain concours de l'Eurovision. Enfin seulement si elle est autorisée à y concourir. Son éventuelle participation fait en effet polémique en Ukraine, là où se déroulera l'édition 2017 de l'eurovision le 13 mai prochain. Handicapée depuis son enfance, Ioulia Samoïlova avait chanté lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques de Sotchi, en 2014. Elle rêve de participer à l'Eurovision. Mais de nombreux ukrainiens n'apprécient pas que la jeune chanteuse de 27 ans ait donné en 2017 un concert en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par la Russie un an plus tôt. Ils ont donc appelé les autorités de leur pays à rayer son nom de la liste des participants. Pour l'heure Kiev dit étudier la question. Moscou demande aux organisateurs de cet événement international de respecter les règles du concours et la principale concernée essaie, dit-elle, de ne pas penser à la polémique. Suspense donc. Si elle est retenue, Ioulia Samoïlova interprétera une ballade romantique intitulée 'Une flamme brûle'.
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La lutte contre la corruption en Ukraine a été marquée par le placement en détention provisoire du chef du service fiscal, Roman Nasirov, en attendant son procès pour détournement de fonds. Les accusations portent sur plus de 70 millions d'euros de recettes fiscales, qui ne seraient pas rentrées dans les caisses de l'Etat. La justice a fixé sa caution à plus de 3 millions d'euros, un montant particulièrement élevé. Des manifestants devant le tribunal se sont réjouis de la décision du juge.
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Donetsk, Gorlovka, Louhansk : des autocars des Républiques auto-proclamées de l'Est de l'Ukraine arrivent tous les jours dans ce terminal situé dans la banlieue sud de Moscou. Le premier arrive tôt le matin, apportant les dernières nouvelles de la zone de conflit. Sergueï, 47 ans, ancien mineur, débarque de Rovenky pour travailler comme mécanicien à Moscou. Il peut à peine croire qu'il va enfin dormir sans le son des tirs : 'Louhansk et Donetsk sont en partie pilonnées. Principalement les banlieues.C'est à 100 kilomètres de Rovenky, mais on entend le bruit des fusillades, des tirs jours et nuits, nous entendons comment ces quartiers paisibles sont mis à feu, et nous n'avons pas la moindre idée de ce qui va nous arriver, nous vivons sur une poudrière.' Comme beaucoup, Sergueï se demande comment sa vie pourrait changer à partir de maintenant. Il y a une semaine, la Russie a temporairement reconnu tous les documents d'identité délivrés dans l'est de l'Ukraine, sur ordre exécutif de Vladimir Poutine. Passeports, certificats de naissances, carte grise, etc, sont devenus légaux en Russie. En 2014, Katya a abandonné son appartement dans le district de Kievsky à Donetsk. Aujourd'hui, elle loue une chambre à Moscou et rêve de pouvoir obtenir une place dans une crèche pour son fils de deux ans. Il s'appelle Volodya et vit avec sa grand-mère de 70 ans, restée à Komsomolsk, une petite ville située à 60 kilomètres de Donetsk. Katya a reçu son nouveau passeport de la république séparatiste en octobre 2016 et a immédiatement pu l'utiliser en Russie : 'C'est un réel problème de se rendre en Ukraine aujourd'hui. Il y a une telle file d'attente. Les gens commencent à faire la queue à 5h du matin. Ils attendent ici et regardent comment les obus sont tirés tout près. Mais malgré cela, ils attendent pour se rendre du côté ukrainien.' Dmitry, 20 ans, fait partie de ceux-là. Il est de la région de Donetsk, il a passé quelques mois à Moscou travaillant comme ingénieur informatique. Il travaillait comme technicien dans une des mines de Donetsk, mais il n'y a plus de travail là-bas. La question des papiers d'identité ne l'intéresse pas : 'Je ne veux pas recevoir ce passeport de la république auto-proclamée, il ne sera reconnu que temporairement. Ce sera temporaire et le problème, c'est que nous ne sommes plus reconnus nulle part. Alors, qu'est-ce que je vais faire de ce passeport au bout du compte ?' Les situations des Ukrainiens de l'Est se suivent et ne se ressemblent pas. Valentina traverse la frontière russo-ukrainienne régulièrement depuis 10 ans. Elle travaille comme concierge dans un immeuble de Moscou. Tous les mois, elle retourne chez sa fille et son petit-fils à Donetsk. Elle a perdu son beau-fils dans le conflit en 2014. Il travaillait pour la police. Valentina gagne environ 500 euros par mois et elle aide sa fille et son petit-fils avec cet argent. Elle venait d'apprendre la bonne nouvelle concernant les papiers d'identité par sa fille, au téléphone, quand nous l'avons rencontré : 'Les gens font la queue pour ces passeports. Ma fille en aura un et mon petit-fils aussi. Kiev en donne aussi ou pas, mais comprenez-vous que les gens ne veulent pas tous aller à Kiev, rester en Ukraine, beaucoup ne veulent pas.' Le décret de Poutine instaure la reconnaissance des papiers délivrés par les républiques auto-proclamées 'jusqu'à l'application des accords de Minsk, jusqu'à ce que la paix revienne dans la région'. Kiev considère ce décret comme une provocation. Pour le président ukrainien Petro Poroshenko, 'c'est une preuve de plus de l'occupation russe et de la violation des lois internationales'. Nous avons interrogé le Directeur du Think tank Carnegie Moscou, Dmitry Trenin, qui nous explique que le signal lancé par la Russie est politique : 'Je pense que l'aspect humanitaire est bien réel, il ne fait aucun doute. Mais je pense que pour la Russie, c'est aussi une question politique, et je dirais même que la part politique est prioritaire. La Russie envoie un signal de plus à l'Occident, à l'Ukraine, elle fait savoir que davantage de retard dans la réalisation des Accords de Minsk pourrait amener au point où ces accords feront partie de l'histoire ancienne, au point où les événements réels se développeront d'une autre manière, selon un scénario qui n'est pas écrit dans Minsk.' De petites étapes bureaucratiques semblables avaient finalement conduit à la reconnaissance formelle de la Russie de deux régions séparatistes géorgiennes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie après la guerre de 2008. Avec Sophie Desjardin et Sandrine Delorme
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Il y a seulement deux semaines que cet immeuble du village de Korzhi, près de la capitale ukrainienne Kiev, accueille Vitaly et Valentina, des Ukrainiens qui ont fui le conflit armé dans le Donbass. Le couple a dû quitter son appartement de Debaltseve juste après que les séparatistes pro-Russes aient pris le contrôle de leur ville dans l'est du pays. 'Cette guerre a été artificiellement créée, et il est clair que cela vient de la Russie. Quand les séparatistes ont hissé leur drapeau à la place du drapeau ukrainien, nous avons compris qu'il serait très difficile de rester là et nous avons déménagé, d'abord à Kramatorsk, à l'époque encore contrôlé par Kiev, et puis maintenant dans la région de Kiev', témoigne Vitaly Svyatoshenko. La famille reçoit des aides financières sociales destinées aux personnes déplacées de la part du gouvernement ukrainien, mais ce n'est pas assez. Ce mois-ci, ils ont eu la chance de trouver un poste dans un centre d'appel de l'ONG Donbass SOS. Une association qui vient en aide aux déplacés pour gérer tous les problèmes légaux que peut engendrer le fait de quitter la zone de guerre ou bien d'y vivre. 'Ce travail nous donnera plus d'argent et en plus on aide des gens comme nous. Ils nous appellent pour savoir comment obtenir les aides sociales pour les personnes déplacées, pour savoir comment passer les checkpoints et recevoir des fournitures humanitaires', témoigne sa femme Valentina Svyatoshenko-Fialova. Selon le ministère ukrainien de la politique sociale, le nombre de personnes déplacées en Ukraine a atteint plus d'un million six cent mille (1 654 845 ). Ils viennent pour la plupart du Donbass, dans l'est du pays, mais aussi de Crimée, annexée par la Russie. Oleg a quitté Donetsk pour Kiev, et n'a pas postulé pour l'aide gouvernementale. Au lieu de cela, il a remporté un concours organisé par l'UNDP, le programme de développement des Nations unies, à destination des personnes déplacées par le conflit. Et désormais, des experts internationaux lui enseignent comment lever des fonds pour financer la fabrication de son projet, des vélos électriques de livraison : 'J'ai décidé de m'inscrire à ce programme de financement participatif afin d'obtenir du soutien de personnes socialement actives, et de ne pas avoir à demander une aide gouvernementale', explique Oleg Maslov. Ces deux dernières années, l'UNDP a formé près de 3 000 civils déplacés par le conflit sur la manière de gérer leur entreprise et a accordé des subventions à certains d'entre eux. Résultat, des personnes déplacées ont ouvert des cordonneries, des boulangeries, des centres de lavage de voitures, etc. Pour l'UNDP et son responsable Jan Thomas Hiemstra, l'important n'est pas de donner de l'argent aux personnes déplacées, mais une opportunité de le gagner. 'Les habitants du Donbass ont été très bien accueillis dans le reste de l'Ukraine. Et nous croyons qu'en donnant cet exemple, nous pouvons vraiment montrer que les personnes déplacées ne sont pas des gens qui quémandent de l'argent à l'UNDP, non, ils peuvent être aidés par les leurs.' Autre initiative qui vient en aide aux personnes déplacées, à Kiev, un directeur de théâtre allemand Georg Genoux et des auteurs ukrainiens de pièces de théâtre ont créé 'le théâtre des personnes déplacées'. Ceux qui viennent parlent de leur expérience de la guerre, ils disent venir guérir leurs blessures en jouant sur scène... Katerina vient d'Horlovka, au début spectatrice, elle a rejoint la troupe. Ses performances d'actrice s'apparentent à une thérapie pour elle. 'Je vais mieux, vraiment. Maintenant, il est facile pour moi de parler de ce qui s'est passé là-bas dans l'est où mes grands-parents vivent encore..._'explique Katerina Savchenko. Le théâtre des personnes déplacées a déjà une tournée prévue en Allemagne et dans plusieurs villes ukrainiennes, il permet de faire comprendre au public ce que c'est de vivre en temps de guerre... Mais la plupart de ces acteurs espèrent qu'un jour, ils pourront se produire chez eux, en temps de paix. Avec Andrea Büring et Sandrine Delorme
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Depuis avril 2014, le conflit dans l'est de l'Ukraine a fait plus de 9 600 morts. L'OSCE est chargée de surveiller l'application des accords de cessez-le-feu entre les forces ukrainiennes et les séparatistes pro-russes. Alexander Hug, responsable de la mission spéciale pour l'Ukraine de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, nous éclaire sur la situation : 'Ce qui est certain, c'est que les ingrédients du conflit sont toujours présents. Les armes lourdes sont toujours là des deux côtés de la ligne et les positions sont beaucoup trop proches. Une escalade de violence, comme on a eu fin janvier, début février, peut se produire à tout moment.' #OSCE SMM UAVs also saw T-64 tanks in government-controlled Aslanove & D-30 towed artillery guns in so-called 'DPR'-controlled Sakhanka pic.twitter.com/akTX3b8TXf- OSCE SMM Ukraine (@OSCE_SMM) 3 mars 2017 La ville d'Avdiivka était le point le plus chaud de la ligne de front, fin janvier, début février, car au centre d'une bataille névralgique pour la livraison d'armes et abritant une usine de charbon. Maintenant avec l'arrivée du printemps, la situation tend-t-elle à se calmer ou cela va-t-il empirer ? demande Andreï Beketov, journaliste de l'équipe russe à Bruxelles. 'Cela empire. La population civile souffre du troisième hiver consécutif dans ce conflit. La plupart des victimes ont été blessées ou tuées par le schrapnel, c'est-à-dire par des obus à balles qui ne devraient pas être là, qui devraient être retirées depuis longtemps. Il est temps maintenant que les deux parties retirent ces armes, comme cela a été convenu, et se désengagent de la ligne de front pour que les civils puissent reprendre une vie normale.' Une vie normale, cela commence avec des papiers d'identité reconnus. Les républiques autoproclamées de Donetsk et Louhansk délivrent les leurs, reconnus par la Russie. Mais ceux qui n'en veulent pas, sont coincés, et ne peuvent se rendre à Kiev pour les faire renouveler. Est-ce que vous avez reçu des plaintes de citoyens de cette partie du monde disant qu'ils ne peuvent pas obtenir des passeports ukrainiens, des diplômes, des certificats de naissance ? 'Nous sommes conscients des complications à cet égard, mais la majorité des plaintes relayées lors combats en cours, la plupart des citoyens et des civils que nous rencontrons dans la rue, dans les villages, ne nous disent qu'une chose, que ce conflit doit cesser, pour qu'ils puissent reprendre une vie normale, retourner à l'école, aller au travail et traverser cette ligne de front qui n'existe pas dans leur esprit, mais qui existe bien en réalité, sur le terrain.' Latest 05/03: SMM continued to observe presence of heavy weapons in violation of withdrawal lines. See: https://t.co/7nQOplewT1- OSCE SMM Ukraine (@OSCE_SMM) 6 mars 2017 Hug: OSCE SMM cannot verify ceasefire, withdrawal of weapons or disengagement, if sides fail to do it. So far they clearly have not done so.- OSCE SMM Ukraine (@OSCE_SMM) 3 mars 2017
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Un journaliste pro-occidental renommé a été tué mercredi à Kiev, en Ukraine, par l'explosion d'une bombe placée sous la voiture qu'il conduisait, voiture qui appartenait à l'une de ses collègues qui n'était pas à bord. Pavel Cheremet, originaire de Biélorussie, possédait la nationalité russe et vivait depuis plusieurs années en Ukraine où il travaillait pour l'influent site d'information Ukraïnska Pravda. Il était réputé pour son indépendance.
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Il s'appellait Pavel Cheremet, et c'était un journaliste renommé. Pavel Cheremet, 44 ans, a été tué en Ukraine par l'explosion d'une bombe placée dans la voiture qu'il conduisait dans le centre de Kiev, tôt ce matin. Pavel Cheremet, biélorusse, travaillait pour l'influent site d'information Ukraïnska Pravda et animait une émission matinale de radio. C'est en route pour la radio qu'il a été assassiné. 'Tout va être fait pour rassembler des indices sur place, explique un policier, la scène de crime est passée au peigne fin pour faire avancer l'enquête. Aucune option ne sera écartée.' Pavel Cheremet avait confié son sentiment d'être suivi ces derniers jours. Le journaliste vivait à Kiev depuis quelques années. Pour marquer son désaccord avec la politique russe en Ukraine, il avait quitté l'ORT, la principale chaine publique de télévision russe, qui l'employait. Il travaillait aussi comme correspondant pour la BBC. Ukraïnska Pravda a la réputation de dénoncer la corruption et de militer pour la liverté de parole. Son co-fondateur Georgiy Gongadze avait été kidnappé et assassiné en 2000. Le président ukrainien Petro Porochenko a évoqué 'une terrible tragédie', assurant que 'les coupables seraient punis'. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l'Ukraine était devenu un lieu de sépulture pour les journalistes.
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Si de nombreuses voix au sein de l'Otan et de l'Union européenne enjoignent l'Ukraine de progresser dans ses programmes de réformes économiques et dans la lutte contre la corruption, exprimant ainsi quelques signes d'impatience, l'Otan a aussi réaffirmé son soutien à Kiev au deuxième et dernier jour de son sommet à Varsovie. Un paquet d'assistance globale a été accordé à l'Ukraine, afin, notamment, de renforcer ses capacités militaires. Une décision accueillie favorablement par la vice Premier ministre Ivana Klympush-Tsintsadze : 'Il s'agit d'une des étapes en vue d'atteindre les normes de l'OTAN dans le pays, les normes de l'OTAN dans les forces armées, dans les sphères de la sécurité et de la défense. Cela va nous rendre nettement plus forts et capables de défendre davantage notre pays. Car nous comprenons chaque jour, malheureusement, que nous devons y être préparés.' Il a aussi été question durant ce sommet des accords de Minsk sur le règlement de la crise ukrainienne, alors que l'application de ces accords est actuellement au point mort. 'La position officielle de la Russie est de regarder avec la plus grande suspicion tous les liens que noue l'Ukraine avec l'Alliance de l'Atlantique Nord, explique l'analyste des questions de défense Alexander Golts. La Russie soupçonne l'Ukraine - sans que ce soit vraiment concret - de vouloir devenir membre de l'OTAN à un moment donné. Le paquet de mesures est dans le prolongement de ce qui a été lancé lors du précédent sommet au Pays de Galles. Il n'y a pas de changements majeurs.' 'Petro Porochenko a également discuté avec ses collègues européens de la situation dans l'est de l' Ukraine. Evidemment, aller de l'avant dans le processus de Minsk requiert la participation russe. Mais le président ukrainien peut être fier : l'OTAN n'a jamais fourni à l'un des ses partenaires un programme d'aide aussi large et complet, que celui qu'elle a promis de Kiev - en plus de son soutien politique', commente l'envoyé spécial à Varsovie d'euronews Andrei Beketov. Avec agences
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En 2012, le Holi festival de couleurs avait fasciné à Berlin, Dresde, Hanovre et Munich. Cet été là, une euphorie s'était emparée de l'Allemagne. Plus récemment, le 25 juin, le festival des couleurs a eu lieu à Kiev, en Ukraine. Les jeunes se sont lancé des poudres colorées les uns sur les autres.
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Le gouverneur de la région de Kirov, Nikita Belykh, est accusé de corruption et a été placé en détention provisoire pour deux mois. La décision été prise par le juge Artur Karpov qui s'est déjà illustré dans plusieurs affaires politiques. Nikita Belykh a été arrêté vendredi dans un restaurant de Moscou alors que lui étaient présentés 400 mille euros. Nikita Belyk est le troisième gouverneur arrêté en un peu plus de douze mois. Il assure être innocent.
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Le site Numbeo a établi le classement 2016 des pays où le coût de la vie est le moins cher en 2016. En voici le top 10 en images.  
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Pietro Parolin est venu en Ukraine pour distribuer de l'aide aux populations touchées par le conflit mais il a aussi rencontré le président Petro Porochenko, dans un effort pour tenter de faire avancer une mise en application complète des accords de Minsk. Sergio Cantone, Euronews : Votre Eminence, bienvenue sur Euronews. Vous êtes venu en Ukraine pour distribuer de l'aide et soutenir la population qui souffre à cause de ce conflit. Quelle est votre position vis-à-vis de cette guerre et envisagez-vous une solution politique ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Le Saint-Siège se repose sur les principes et les valeurs qui doivent être la base des relations entre les pays, les nations, au sein de la communauté internationale. Il s'agit des principes du droit international, et dans ce cas cela concerne le respect de la légalité internationale sur le territoire et sur les frontières de l'Ukraine. Sergio Cantone, Euronews : Cela concerne t-il aussi la Crimée ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Oui, cela concerne tout. Sergio Cantone, Euronews : Les accords de Minsk devraient être la clé car ils sont la base de ce cessez-le-feu difficile, et dont la mise en application n'est pas du tout totale. Selon vous est-ce que l'Ukraine devrait entreprendre des actions elle aussi ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Certainement, et même le Saint-Père lui-même a plusieurs fois déclaré que les accords de Minsk étaient la plate-forme d'où il il fallait partir et avancer. Sergio Cantone, Euronews : Pensez-vous que le fait que ces pays soit gangrenés par la corruption rende encore plus difficile la signature d'un accord honnête ? Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Quand j'ai rencontré les personnes déplacées, j'ai pensé qu'il était extrêmement important que ceux qui dirigent la destinée de l'humanité et qui sont les dirigeants politiques regardent les gens dans les yeux et voient que ces gens pleurent, comme nous l'avons vu, et se rendent compte que ce peuple souffre ; ils devraient être émus par cette souffrance. La corruption est comme un mur qui empêche quelqu'un de voir au-delà de ses propres intérêts et de voir que d'autres gens existent. Sergio Cantone, Euronews : La position de l'Église catholique est claire : 'ouvrons les portes à tous ceux qui sont dans le besoin et qui fuient les guerres, les réfugiés et les migrants économiques'. Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège : Nous savons tous que l'Europe se trouve face à un défi qui met à l'épreuve sa propre nature et sa cohésion. Bien-sûr, le sujet de l'immigration est un sujet extrêmement inquiétant. Il évolue tellement vite que nous n'avons même pas le temps d'appréhender et d'assimiler les migrants. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'un grand effort culturel qui pourrait nous aider à vivre ensemble, et de façon à éviter que ces différences ne deviennent des sources de conflits et de contrastes, mais plutôt qu'elles se transforment en opportunités pour une amélioration mutuelle.
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Cela ressemble à un retour à la maison.Pourtant, Elena Glichtchinskaïa et Vitali Didenko sont Ukrainiens et sont accueillis en héros à Moscou. Ils étaient détenus depuis plus d'un an en Ukraine. Journalistes tous les deux, Kiev les accusait de soutenir le séparatisme pro-russe. Des mois de détention durant lesquels, Elena, ancienne reporter pour une chaîne de télé locale, a eu un enfant qui a désormais quelques semaines. Ils sont originaires d'une région historique, appelée la Bessarabie,à la frontière de la Moldavie, majoritairement russophone. 'Nous avons été arrêtés par le gouvernement ukrainien en tant qu'activistes du Conseil populaire de Bessarabi. Il s'agit d'un mouvement nationaliste et culturel qui n'a presque rien à voir avec la politique, mais les autorités ont décidé que ça ne correspondait pas à leur ligne. Nous sommes victimes de ce que l'on pourrait appeler une chasse aux séparatistes', a-t-elle commenté lors d'une conférence de presse improvisée sur le tarmac de l'aéroport de Moscou. En échange de leur libération, Moscou a renvoyé deux Ukrainiens vers leur pays. Iouri Solochenko, 73 ans, accusé d'espionnage par la Russie et Guennadi Afanassiev condamné à 7 ans de prison. Petro Poroshenko, le président ukrainien les a accueillis en personne. Il a évoqué la situation de ressortissants ukrainiens toujours détenus en Russie. Parmi eux, Oleg Sentsov, un réalisateur arrêté en Crimée et condamné à 20 ans de prison pour terrorisme. 'Nous poursuivrons nos efforts pour libérer Kolchenko et Sentsov et ceux qui sont dans les territoires occupés et sur le territoire de la fédération de Russie'. Pourtant, selon lui, la libération de mardi reste un signal positif. Les accords de Minsk, signés en février 2015, ont facilité les échanges de prisonniers de part et d'autre de la frontière. Depuis le début de l'année, il s'agit de la deuxième opération du genre. Au mois de mai, Nadia Savtchenko avait ainsi pu bénéficier d'un échange et revenir en Ukraine.
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Après les violences commises ce week-end entre supporters Russes et Anglais, en marge de leur rencontre pour l'Euro 2016, la sécurité a été renforcée, et la vente d'alcool interdite dans les périmètres sensibles. Cependant la rencontre du 21 juin, jour de la fête de la musique entre la Pologne et l'Ukraine pourrait donner lieu à de de nouveaux heurts.
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La population de Donetsk a manifesté ce vendredi car elle ne veut pas d'une mission armée de l'OSCE dans l'est du pays. Un rassemblement de 5.000 personnes pourtant pas vraiment spontané, selon plusieurs témoignages sur place. Ainsi, plusieurs personnes ont affirmé à l'AFP avoir été 'fortement incitées' à participer à la manifestation. Mais certains étaient là, quand-même, par conviction : 'Sous le prétexte d'une mission armée, déclare Konstantin, ils peuvent déployer tous les unités terroristes qu'ils veulent, avec un bon déguisement'. Depuis des mois Kiev demande le déploiement sur place d'une mission armée dans l'est de l'Ukraine, et certains ici sont très méfiants, jusqu'à imaginer des théories du complot : 'Nous comprenons tous clairement que l'armée ukrainienne pourrait facilement prendre pour cibles les moniteurs de l'OSCE et comme d'habitude, nous accuser ensuite'. Donetsk et la région du Donbass sont sous contrôle des séparatistes pro-russes de la République populaire autoproclamée de Donetsk. En deux ans, le conflit a fait plus de 9.000 morts.
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Repéré en décembre 2015 en Ukraine, ce jeune Français de 25 ans, Grégoire Moutaux, a été interpellé le 21 mai à la frontière ukraino-polonaise après six mois d'enquête. Il est alors en possession de 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d'assaut Kalachnikov et plus de 5.000 munitions, selon les services de renseignement ukrainiens (SBU) qui le soupçonnent de fomenter des attentats pendant l'Euro de football. Selon Vasyl Hrytsak, le chef du SBU, les services secrets ukrainiens, Gregoire Moutaux prévoyait de cibler une mosquée, une synagogue et des centres d'impots pour montrer son opposition a la politique migratoire de la France, a la diffusion de l'islam et a la mondialisation. Sergio Cantone : Bienvenue sur Euronews ! Pensez-vous que cette opération est terminée ou y a-t-il encore beaucoup à faire ? Vasyl Hrytsak: De ce que je sais, cet homme travaillait dans une entreprise agricole. Mais en Ukraine, il portait une arme et nos photos et vidéos montrent clairement la façon dont il tient une kalachnikov. On peut voir comment il place son doigt : pas sur le déclencheur mais sur le viseur (le long du canon du fusil). Il a exprimé son envie de commettre des attaques terroristes en France. Il a critiqué beaucoup de choses. Il a dit qu'il y avait une organisation et qu'il en faisait partie. Il ne ressemble pas à quelqu'un qui veut seulement acheter des armes et les livrer en France. Sergio Cantone: A quelle organisation appartient-il, selon vos recherches ? Vasyl Hrytsak:Malheureusement je ne peux révéler tous les éléments que nous avons obtenus pendant nos investigations. Mais il s'agit probablement d'une organisation d'extrême-droite. Sergio Cantone: Est-ce une organisation française d'extrême-droite ou européenne ? Vasyl Hrytsak: Malheureusement, je ne peux dire si cette organisation opère seulement en France, mais ce que je peux vous dire, d'après nos premières recherches, c'est que les membres de cette organisation sont sont essentiellement des citoyens français. Sergio Cantone: Quelle unité ukrainienne a-t-il contacté ? L'armée régulière ou des volontaires ? Vasyl Hrytsak: Il a contacté les deux. Pendant longtemps ses tentatives ont été infructueuses jusqu'à ce que l'on soit au courant de sa démarche. Sergio Cantone: Le bon contact fut-il les volontaires ou l'armée régulière ? Qui lui a vendu ces armes ? Vasyl Hrytsak: Selon la legislation ukrainienne en vigueur, les services de sécurité ont décidé de lancer 'operational game' avec un citoyen français pour tirer au clair ses réelles intentions d'achat d'armes et de projet d'attentat en Europe. Sergio Cantone: Combien a-t-il payé ? Vasyl Hrytsak: Il a payé en plusieurs fois. La première fois il a discuté avec un vendeur potentiel et lui a proposé de payer en avance. Cette avanec était de 5.000 euros. Le payement était échelonné en trois fois. D'autres personnes étaient impliquées dans le payement de futurs achats d'armes. Ils ont apporté l'argent, le cash en Ukraine.
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Les versions de la France et de l'Ukraine divergent, après l'arrestation d'un Français soupçonné de vouloir commettre des attentats terroristes pendant l'Euro. Les services de sécurité ukrainiens nous expliquent, enregistrement à l'appui, la thèse terroriste fomentée par un mouvement d'extrême-droite. Ils ont arrêté Grégoire, 25 ans, après lui avoir tendu un piège, lors d'une prétendue vente d'armes. 'Il a exprimé sa volonté de commettre des attaques terroristes sur le territoire français,nous explique Vasyl Hrytsak, le chef du SBU (services de sécurité ukrainiens). Il était en désaccord avec de nombreuses choses. Il a dit qu'il fait partie d'une organisation. Il ne ressemblait pas à quelqu'un qui voulait acheter des armes et les livrer en France.' C'est pourtant l'avis de la France qui estime que le suspect, inconnu des services de police, est plutôt un trafiquant d'armes. A cause de la guerre, il y en a beaucoup qui circulent en Ukraine. Chez lui en France un T-shirt du mouvement d'extrême-droite 'Renouveau français' a été découvert, mais le groupe se défend de connaître le suspect. Des sources anonymes au gouvernement français évoquent de la part de Kiev une possible orchestration de l'arrestation. L'Ukraine cherche actuellement en effet à s'attirer les faveurs de l'Europe sur plusieurs dossiers, notamment celui des visas.
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Le 21 mai dernier, un Français de 25 ans a été arrêté en Ukraine en possession d'armes et de 100 kg d'explosifs qu'il tentait de ramener vers la France. Selon les services de sécurité ukrainiens, l'homme préparait une quinzaine d'attentats avant et pendant l'Euro 2016. L'homme ne savait pas qu'il était sous surveillance. A son domicile en France, personne n'avait remarqué le jeune homme, salarié d'une coopérative. Selon Kiev, le jeune homme ciblait une mosquée et une synagogue mais les autorités françaises ne confirment pas ces faits.
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La police ukrainienne a publié sur Youtube les images de la spectaculaire arrestation d'un Français interpellé fin mai en possession d'armes et d'explosifs. Il projetait 15 attentats terroristes durant l'Euro en France. Selon les forces de l'ordre ukrainiennes, l'individu serait opposé à "la...
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Les services secrets ukrainiens ont mis en ligne une vidéo de l'interpellation d'un Français, originaire de Lorraine, qui, selon eux, aurait...
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Trois lance-roquettes, six fusils d'assaut, des munitions, des détonateurs et plus de 100 kg de TNT ont été retrouvés chez un Français de 25 ans. L'homme arrêté à la frontière entre l'Ukraine et l'Allemagne, prévoyait plusieurs attentats contre des lieux de cultes musulmans et juifs en France.
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Pour le président ukrainien, c'est une certitude. Une mission de police va être déployée dans l'Est de l'Ukraine, en guerre depuis deux ans. Le Quartet de Normandie qui réunit l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France, aurait donné son aval. Moscou dément. Mais Petro Porochenko ne semble pas douter de l'avènement de cette mission. 'Aujourd'hui, nous avons obtenu un succès diplomatique, a-t-il déclaré, car il y a eu un accord sur le déploiement d'une mission de police de l'OSCE non seulement au niveau du Quartet de Normandie mais aussi à Vienne, au siège de l'OSCE, sous la direction de l'Allemagne. Nos partenaires allemands ont déjà lancé les discussions sur le déploiement de la mission policière.' Côté ukrainien, le rôle de cette mission est clair : veiller au retrait des équipements militaires venus de Russie. Pour l'analyste Mykola Davidyuk, les 700 observateurs de l'OSCE sur place n'en ont pas les moyens. 'Actuellement, la mission qui travaille dans la zone de conflit n'a pas accès à tous endroits qu'elle doit contrôler, dit-il. Les observateurs ont été attaqués plusieurs fois. Il est évident que des élections ne peuvent pas avoir lieu dans le Donbass. Ce n'est pas un territoire libre.' Les accords de Minsk, signés en février 2015, prévoient la tenue d'élections dans cette région dominée par les prorusses. Mais les affrontements ont redoublé d'intensité ces dernières semaines. Pour les autorités ukrainiennes, des élections dans le Donbass ne seront envisageables que lorsque les demandes sécuritaires de l'Ukraine dans la zone de conflit seront respectées. Le président Porochenko exige la reprise du contrôle de la frontière avec la Russie et l'établissement de postes d'observation tenus par une mission internationale. Dans le cas contraire, Kiev considérerait les élections comme illégitimes.
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Nadia Savtchenko, nouveau fer de lance du nationalisme ukrainien. La jeune pilote, prisonnière en Russie jusqu'à la semaine dernière, est désormais députée. Arrivée à la Rada de Kiev à 7h du matin, elle s'est étonnée de trouver portes closes et s'est offusquée des horaires de travail des parlementaires. Mais c'est bien en héros national qu'elle a pris la parole devant l'hémicycle : 'Je ne vous laisserai pas oublier, vous qui êtes assis dans les fauteuils de ce parlement, je ne vous laisserai pas oublier ces garçons qui ont donné leur vie à Maidan pour l'Ukraine, et qui continuent à mourir pour leur pays aujourd'hui dans le Donbass'. Après son discours, Savtchenko a décroché son portrait du pupitre et y a accroché un message de soutien aux prisonniers ukrainiens en Russie. Nadia Savtchenko a été échangée la semaine dernière contre deux Russes accusés par Kiev d'être des agents des services secrets.

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