Alors qu’un sommet européen doit se dérouler les 7 et 8 février, les négociations se durcissent entre les chefs d’Etat et de gouvernement.

"Les négociations seront très difficiles", a prévenu Angela Merkel samedi. Très réservée quant à la possibilité d’aboutir à un accord entre les dirigeants européens sur le budget de l’Europe, la chancelière allemande doute en effet qu’un compromis puisse être trouvé sur la période 2014-2020. Et alors que le dernier sommet s’est soldé par un échec, les négociations se durcissent en vue du prochain prévu les 7 et 8 février.  François Hollande a ainsi reçu dimanche à Paris, le président du conseil Italien Mario Monti.

A l’issue de cette rencontre, le chef de l’Etat français a confirmé les prévisions d’Angela Merkel, estimant que les conditions n’étaient "pas encore réunies, mêmes si nous faisons tout pour aboutir au résultat que nous souhaitons tous". Le président a par ailleurs ajouté : "nous constations que la négociation est très difficile parce qu’elle touche à une conception de l’Europe fondée à nos yeux sur la solidarité et sur la croissance mais également à des intérêts nationaux. Et il est bien légitime que chaque chef d’Etat ou de gouvernement défende le sien". De son côté, la chancelière allemande qui brigue un troisième mandat lors des législatives de septembre a rappelé que l’Allemagne est l’un des plus gros contributeurs net au budget de l’euro. Elle a également prévenu que son pays avait ses propres intérêts  à défendre.

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De nouvelles mesures d’austérité ?Alors que le détails de négociations en cours et tenu secret, plusieurs sources européennes ont indiqué qu’elles porteraient sur un montant de 20 à 25 milliards d’euros de coupes supplémentaires à opérer dans le dernier compromis présenté lors du sommet de novembre. Ce dernier s’était conclu sans accord. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, avait alors proposé un budget de l'Union européenne à 973 milliards d'euros (1,01 % du PIB européen). Mais les dirigeants européens n'étaient pas parvenus à résoudre leurs divergences, à la fois sur le montant des coupes demandées par certains États membres et sur la répartition de ces réductions de dépenses entre les différentes politiques européennes. Actuellement, plusieurs dirigeants européens redouteraient toujours que de nouvelles mesures d’austérité pénalisent la croissance et donc, aggrave la crise.Une rencontre entre Angela Merkal et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy est prévu ce lundi à Berlin. Ce dernier se rendra ensuite à Paris pour y rencontrer François Hollande.  

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