Le Premier ministre reçoit ce lundi les partenaires sociaux pour lancer le chantier de la « remise à plat » du système fiscal. Une réforme promis par François Hollande durant sa campagne présidentielle et promet d’être longue et compliquée.

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Jean-Marc Ayrault s’attaque à la réforme du système fiscal. Le Premier ministre doit recevoir ce lundi les partenaires pour lancer les négociations sur un projet qui s’annonce long et compliqué à réaliser. Promesse du candidat Hollande lors de sa campagne présidentielle, cette réforme avait jusqu’ici été reportée. Annoncée la semaine dernière, l’exécutif s’attèle enfin la tâche mais s’y engage aussi prudemment, François Hollande a en effet précisé que cette réforme prendra « le temps du quinquennat ».

Quelles mesures prévues ?Parmi les mesures évoquées, une possible fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. « L’objectif, c’est de parvenir à des règles plus justes, plus efficaces et plus lisibles » a indiqué le Premier ministre. Une mesure qui ne remporte pas l’adhésion de tous les partenaires sociaux, certains syndicats ayant déjà clairement fait part de leur désaccord. Egalement au menu des discussions, le sujet brûlant de l’écotaxe, suspendue il y a quelques semaines. Autre point sujet à caution, la question de la TVA, sur laquelle Jean-Marc Ayrault a précisé qu’il n’était pas question de revenir sur les hausses qui entreront en vigueur au 1er janvier prochain.   

Les entreprises aussi concernéesDu côté des entreprises, le Medef réclame lui aussi une baisse de la pression fiscale qui pèse sur les patrons, et demande un allègement des charges de 100 milliards d’euros. Sur ce point, Jean-Marc Ayrault a précisé que cette remise à plat de la fiscalité se ferait « à prélèvements obligatoires constants ». En d’autres termes, pas de nouvelle hausse d’impôt à prévoir, mais de baisse non plus.

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Des Français qui doutentUne réforme qui apparaît encore floue donc, mais sur laquelle l’opposition a déjà marqué son désaccord, réclamant une baisse immédiate de la pression fiscale. Les Français, eux, ne semblent pas non plus beaucoup croire à cette réforme : selon un sondage Ifop pour Le Figaro, si 54% des Français se disent favorables à la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, 50% d’entre eux redoutent une hausse d’impôt supplémentaire. Quant à Jean-Marc Ayrault, ils ne sont que 32% à penser que le Premier ministre est en mesure de mener à bien cette réforme, 66% estimant qu’il n’est pas l’homme de la situation.
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