Chirurgie ratée, prescription de médicaments erronée… Toute personne victime d'une erreur médicale peut tenter d'obtenir réparation. Comment s'y prendre ? 

1 – Reconnaître une erreur médicale 

Les médecins et les établissements de santé n’ont pas d’obligation de résultat. Pour agir et faire reconnaître une erreur médicale, vous aurez à démontrer qu'il y a bien eu une faute (sur le plan juridique, on distingue deux notions : l'erreur médicale due à une faute professionnelle du médecin, et l'aléa thérapeutique, qui est une aggravation de l'état du patient après son traitement), et que celle-ci a généré des complications imprévues et des conséquences sur votre état de santé. 

 

Comment savoir si vous êtes une victime : on reconnaît l'erreur médicale aux complications qui surviennent après une intervention chirurgicale par exemple. Des complications qui ne sont pas celles que vous a indiqué le médecin avant l'opération. Celui-ci a en effet l'obligation de vous avertir au moins 15 jours avant l'intervention de tous les effets secondaires, même exceptionnels (Ce délai ne s'applique pas en cas d'urgence), qui peuvent survenir. 

 

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Les fautes les plus courantes : erreur sur un acte médical ou chirurgical (un rein sain retiré au lieu du rein malade, une intervention de la cataracte qui a conduit à la cécité de l’œil opéré...), défaut de prise en charge (plusieurs heures avant d'être examiné...), erreur de dosage des médicaments, erreur de diagnostic, infection nosocomiale...
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