Ces conseils vous seront utiles pour préserver votre épargne dans un contexte 2013 qui s’annonce difficile.

Prudence est mère de sécurité. Alors que le chômage grimpe en flèche et que tout euro épargné a été chèrement acquis, autant limiter les risques pesant sur votre épargne. Ces 5 précautions vous aideront à faire les bons choix d’investissement en 2013.

1. Diversifiez vos placements. Dans sa dernière cartographie des risques encourus par les particuliers, l’AMF (Autorité des Marchés financiers) pointe notamment du doigt la faible diversification du portefeuille des ménages.

En 2012, les dépôts bancaires ont canalisé plus d’argent que les souscriptions nettes d'assurance vie. Ils représentent désormais plus de 40% du patrimoine financier des ménages tricolores. C’est trop. Aussi avez-vous intérêt à répartir votre mise entre plusieurs placements. A titre indicatif, vers la quarantaine, les spécialistes estiment que l’immobilier doit représenter 50% du patrimoine d’un ménage, l’épargne de précaution 20%, le solde devant être investi sur le long terme.

2. Préférez les placements liquides et simples. En ce qui concerne votre épargne financière, donnez la préférence à des produits basiques, peu risqués et dont la liquidité ne pose pas de problème. Pour le moyen terme, boycottez les produits "structurés" complexes que les banquiers et les assureurs vendent via des enveloppes de type assurance vie, PERP ou FCP.

Ces placements sont des usines à gaz et certains d’entre eux comme les fameux "subprimes" sont à l’origine de la crise financière de 2010. De façon plus générale, méfiez-vous de la bourse. La majorité des analystes estiment que 2013 sera l’année des actions. C’est une raison supplémentaire d’être méfiant car, généralement, le "consensus" se trompe. 

3.  Cherchez un produit fiscalement stable. La bougeotte fiscale est un mal chronique en France chaque réforme occasionnant un nouveau tour de vis. Pour votre épargne de précaution, détournez-vous des sicav monétaires qui ne rapportent presque rien. Préférez les livrets défiscalisés. Les intérêts produits par le livret A sont notamment exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Bien sur le rendement (1,75% depuis le 1/2/2013) est faible mais il est net et bénéficie de la garantie de l’Etat.

Si les marchés financiers vous tentent, placez vos billes à travers un Plan d’Epargne en Actions. Sa fiscalité est douce puisque les plus-values ne sont pas imposables et qu’elles subiront uniquement les prélèvements sociaux (15,5%) si le PEA est clôturé entre 5 et 8 ans.

L’assurance vie devrait finalement échapper à un bouleversement radical de sa fiscalité, déjà alourdie, en 2013. Si vous détenez un contrat "multi supports", une répartition de 60/75% entre fonds en euros et fonds en actions vous permettra de profiter d’un éventuel rebond des marchés tout en limitant les risques en cas de retournement boursier.

4.  Mettez le cap sur la pierre. Si vos moyens vous le permettent, c’est le moment de passer à l’offensive sur le front immobilier. Les taux sont historiquement bas (moins de 3%/15 ans) et les prix commencent à flancher, y compris dans Paris intra muros.

Avant d’acheter, prenez toujours la précaution d’examiner 2 points : la qualité de construction du bien que vous convoitez et sa qualité d’emplacement. C’est de ces deux paramètres que dépendra votre plus-value sur le long terme. En zone urbaine, tournez le dos aux quartiers mal desservis et aux endroits où la qualité des établissements scolaires est médiocre.

Si vous souhaitez placer quelques billes dans l’immobilier de rendement, intéressez vous aux SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) axées sur les bureaux ou le commerce. Selon les chiffres provisoires de l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF), le rendement moyen des SCPI, s’est établi à 5,1% (brut) en 2012.

5. Pensez à votre retraite. L’année 2013 devrait être le cadre d’une énième réforme. Pour vous préserver du pire, sachez que le rachat de trimestres d’étude est possible depuis une dizaine d’année. Cette précaution vous permettra d’augmenter le niveau de votre future pension.

Si vous avez au moins 20 ans et au plus, 60, il est permis de racheter jusqu’à 70 points par année d'études auprès de l'Arrco et/ou de l'Agirc. N’attendez pas trop : Plus on est vieux et plus les rachats coûtent cher : comptez environ 5500 € pour un trimestre d’études à 55 ans.

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Il est possible de payer le rachat de vos points en plusieurs fois, mais attention : si vous étalez vos paiements sur plus d’un an les sommes restant dues seront majorées par votre caisse de retraite.