Type A ou Type B : ce simple test permettrait d’en savoir plus sur votre personnalité
Les questionnaires de personnalité cartonnent sur nos écrans. En quelques clics, chacun cherche à décrypter ses réactions face à la montre ou à la charge mentale, en quête de repères clairs. Cette grille d'analyse, devenue un phénomène viral, ne provient pourtant pas des cabinets de psychologie moderne, mais d'une découverte médicale bien plus ancienne. .
Comprendre l'origine médicale des profils A et B
Sur les plateformes numériques, les tests d'auto-évaluation opposant le profil speed au profil détendu rencontrent un succès fulgurant. Les internautes s'arrachent ces quiz rapides pour trouver des réponses à leur anxiété ou à leur épuisement professionnel.
L'histoire commence pourtant dans les années 1950 à San Francisco. Deux cardiologues, Meyer Friedman et Ray Rosenman, s'étonnent de devoir faire retapisser leurs fauteuils très souvent : le revêtement avant des sièges s'usait prématurément sous les mouvements nerveux de leurs patients. Cette agitation corporelle singulière met la puce à l'oreille des spécialistes.
En 1959, les praticiens publient leurs observations dans le Journal of the American Medical Association. L'anecdote de la salle d'attente donne naissance à une classification médicale majeure reliant les traits comportementaux aux pathologies cardiovasculaires, popularisée ensuite en 1974 avec leur ouvrage Type A Behavior and Your Heart.
Identifier les deux tempéraments face au stress quotidien
Le profil de type A se distingue par une quête permanente de performance et d'efficacité. Les individus concernés souffrent souvent de la maladie de la hâte, une impatience vive face aux ralentissements extérieurs, doublée d'un perfectionnisme aigu qui majore le risque d'épuisement au travail.
À l'opposé, le type B incarne la force tranquille. Plus flexible face aux imprévus, il conserve une relation sereine avec les échéances imposées. Ce profil sait déconnecter sans ressentir de culpabilité, privilégiant un équilibre de vie harmonieux.
La science contemporaine nuance fortement cette séparation stricte en utilisant des outils psychométriques reconnus comme l'échelle de Bortner ou le questionnaire de Jenkins. Les chercheurs démontrent que notre fonctionnement s'inscrit sur un continuum dynamique et non dans une case figée. Par ailleurs, seule l'hostilité chronique et la rancœur représentent un danger médical réel, non le dévouement ou l'ardeur au travail.
Apprivoiser son mode de fonctionnement pour mieux vivre
Pour identifier votre dominante, observez vos réflexes : trépignez-vous dans les embouteillages ou acceptez-vous le retard avec flegme ? Votre capacité à savourer l'inactivité sans culpabiliser fournit un indicateur précieux sur votre tempérament naturel.
Si vous penchez vers le type A, quelques ajustements s'imposent :
- Programmez des pauses obligatoires sans écran.
- Apprenez à déléguer pour relâcher le besoin de contrôle.
- Désamorcez les urgences factices qui épuisent inutilement votre organisme.
Pour le profil B, l'enjeu consiste à structurer un cadre clair pour contrer la procrastination, tout en conservant son calme naturel. En famille ou au travail, miser sur cette complémentarité évite les frictions : l'enthousiasme moteur du type A s'équilibre parfaitement avec la prise de recul apaisante du type B.
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