Bernard Montiel : il évoque sa "colère" après la trahison de TF1
Figure emblématique du petit écran dans les années 90, l'animateur a fait les belles heures de la première chaîne avec le programme familial "Vidéo Gag", entre autres. Pourtant, derrière les rires enregistrés se cachait une profonde amertume qui a conduit à une rupture nette et définitive avec ses employeurs de l'époque, nous apprend Voici.
Le projet LCI : son idée "volée"
Tout bascule au début des années 2000, lorsque l'animateur travaille sur un concept d'émission dédiée au septième art pour la chaîne d'information en continu du groupe. Malgré son investissement, le feu vert se fait attendre. "Je devais faire une émission sur le cinéma sur LCI. Et ils m'ont toujours refusé, ils m'ont mené en bateau", confie-t-il dans l'émission "On refait la télé" sur RTL. La désillusion atteint son paroxysme un matin d'hiver. En feuilletant Le Parisien, Bernard Montiel découvre avec stupeur que son programme voit le jour, mais avec un autre présentateur aux commandes.
Le choc physique : six mois sans pouvoir parler
Face à cette mise à l'écart, le corps du présentateur réagit violemment. L'accumulation de non-dits et le sentiment d'injustice provoquent une aphonie totale. Durant six mois, il se retrouve dans l'incapacité de prononcer le moindre mot. "Je n'arrivais pas à formuler la colère que j'avais parce qu'au bout d'un moment, tu te sens maltraité", explique-t-il. Cette réaction psychosomatique traduit l'ampleur du traumatisme. "Là, j'étais très en colère qu'on m'ait trahi", ajoute-t-il, décrivant un drame intime qui a durablement abîmé sa confiance envers le milieu télévisuel.
L'interview sur RMC et le licenciement par téléphone
La cocotte-minute finit par exploser en février 2003. Invité sur l'antenne de RMC, l'animateur, encore meurtri, fustige sa propre émission, "Vidéo Gag" et égratigne la direction de la chaîne. "C'est une émission que je ne regardais pas. Mais, bon, j'assois mon gros cul sur les banquettes et je touche un paquet. Je suis content !"
La sanction ne se fait pas attendre. Étienne Mougeotte, alors vice-président de TF1, le contacte par téléphone pour sceller son sort. "Bon Bernard, je suis désolé, là ça bouge tellement avec tout ce que tu as dit. Bon sang, pourquoi tu as dit tout ça, merde ! Je suis obligé de te virer", rapporte l'ex-star du PAF sur RTL. Après 16 ans de collaboration, l'aventure s'arrête sans le moindre préavis.
La résilience d'un animateur devenu chroniqueur incontournable
"J’étais prêt à changer de carrière totalement. J’étais rejeté de partout, les grands patrons s’appelaient entre eux... J’étais perdu." Ne se laissant pas abattre par cette tempête médiatique, l'homme de télévision a su rebondir. Son passage sur TMC lui a permis de retrouver le chemin des plateaux, avant de devenir un visage familier de la bande de Cyril Hanouna jusqu'e, 2025 et de lancer de nouveaux formats comme "Animalement Vôtre" sur France 3. Aujourd'hui, bien qu'il aborde ce chapitre avec le sourire, il insiste sur la nécessité de dénoncer cette ancienne maltraitance managériale pour tourner définitivement la page.
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