Retraites 2027 : le Rassemblement National fixe un premier cap
Le débat sur la fin de carrière est devenu central dans la prochaine course à l'Élysée. Suite aux déclarations du député Franck Allisio le 20 août 2026, le Rassemblement National ajuste sa stratégie avec une mesure phare pour séduire les travailleurs. Ce projet vise à modifier les règles actuelles fixées par le gouvernement, esquissant une nouvelle ligne d'horizon pour les futurs pensionnés français.
La promesse de ramener la cotisation à 42 annuités
Le Rassemblement National a officiellement clarifié ses ambitions sociales lors de l'intervention de Franck Allisio sur l'antenne de Franceinfo. Le député des Bouches-du-Rhône a fermement défendu une durée de cotisation réduite. Cette annonce marque une volonté stricte de la part du mouvement de s'opposer au gouvernement. "Si on suit la même logique avec les 43 ou 44 annuités que soutiennent nos adversaires, c’est la retraite à 70 ans. Donc ce que nous disons c’est 42 annuités, plutôt que 43 ou 44", a déclaré Franck Allisio à nos confrères, cité par Capital.
Cette prise de position stratégique fait de la réduction du temps de cotisation le pivot de la future campagne présidentielle de Marine Le Pen (ou de Jordan Bardella si elle ne peut finalement se présenter). En fixant ce nouveau cap, la formation espère dicter l'agenda politique et s'imposer face au calendrier progressif imposé par l'exécutif actuel.
Un modèle centré sur une entrée précoce dans la vie active
Le mécanisme imaginé par le parti repose avant tout sur des carrières commencées relativement tôt. Selon les informations de Capital, ce modèle favorise une "entrée plus précoce dans la vie active (vers 23-24 ans)", ce qui permettrait aux actifs d'accumuler une carrière complète bien plus rapidement. Le plafonnement strict à 42 annuités doit ainsi servir à "garantir un départ à la retraite avant 65 ans", précise le média économique. "
La faisabilité de cette promesse soulève tout de même des interrogations. Les observateurs pointent une véritable zone d'ombre concernant les "modalités exactes de financement face à la dette publique", rapporte Capital. Le manque à gagner engendré par une telle réduction soulève la question des sources de financement mobilisables par le RN. Un enjeu majeur pour la crédibilité budgétaire du projet, alors que la dette publique française culmine à environ 110% du PIB sur la période 2024-2025. Mais Franck Allisio se veut rassurant : "On essaie de faire en sorte d’aller chercher l’argent ailleurs que sur une énième réforme des retraites."
Les conséquences pratiques sur votre future retraite
Pour les travailleurs, cette éventuelle mesure modifierait profondément le calcul des pensions. À titre d'exemple, un actif ayant intégré le marché de l'emploi à 22 ans pourrait, avec le passage de 43 à 42 annuités, obtenir sa retraite à taux plein dès l'âge de 64 ans, sans subir la moindre décote. Franck Allisio : "On essaie de faire en sorte aussi que plutôt de travailler plus longtemps, on commence à travailler plus tôt."
Et de poursuivre : "Les deux, trois années de cotisation, je préfère qu’on les prenne entre 23-24 ans, l’âge auquel on rentre sur le marché du travail en Allemagne, et en France, c’est 26-27 ans, plutôt que de les prendre à 67, 68 ou 69 ans, a-t-il précisé sur FranceInfo. "Je pense qu’il vaut mieux plus cotiser au début qu’à la fin parce qu’on est plus en forme, on a plus envie, parce que c’est la logique de la vie."
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