Malika Ménard : le "mea culpa" de son homonyme sur ses propos polémiques de 2015

Publié par Julien Pinardi
le 05/04/2026
Malika Ménard
Autre
Dix ans après avoir secoué la classe politique avec ses affiches anti-migrants et ses propos sur le seuil de tolérance, Robert Ménard surprend par sa contrition sur le plateau de C à vous ce jeudi 2 avril 2026. A l'époque, l'ex-Miss France avait réagi avec fierté.

Récemment réélu à la mairie de Béziers, l'édile semble amorcer un virage dans sa communication politique. Connu pour ses prises de position clivantes durant la crise migratoire, il revient aujourd'hui sur ses déclarations passées sans chercher d'échappatoire.

Un revirement médiatique marquant dans "C à vous"

Invité face à Anne-Élisabeth Lemoine le 2 avril 2026 pour aborder son nouveau mandat, Robert Ménard a étonné les téléspectateurs. L'homme politique est revenu sur la célèbre campagne d'affichage montrant des migrants devant la cathédrale de Béziers, la qualifiant d'erreur.

Refusant de se justifier, il précise sa pensée : "Je l’ai dit et je ne me trouve pas d’excuses. Moi, je ne supporte pas les gens qui disent : ‘J’ai eu tort mais…’. Et puis le ‘mais’, il finit par être tellement plus important que le reste que tu finis par te dire qu’il n’a pas de regrets", confie-t-il dans C à vous, révèle Closer.

Le "seuil de tolérance" : retour sur une décennie de polémiques

En 2015, les propos du maire sur un prétendu seuil de tolérance dépassé dans les écoles biterroises avaient provoqué une onde de choc nationale. Une décennie plus tard, l'édile admet avoir mal formulé ses positions sur l'immigration lors de son passage sur France 5. Comme le rappellent nos confrères, il déclarait : "La réalité, c’est ça. Elle peut vous blesser, la réalité, elle peut vous choquer, la réalité. Quand, dans certaines écoles de ma ville, on a les deux tiers des enfants qui sont d’origine immigrée, le seuil de tolérance est déjà dépassé."

Il indique désormais vouloir rompre avec la provocation systématique qui constituait autrefois sa marque de fabrique. Il privilégie désormais une approche plus mesurée. "C’est d’abord les gens issus de l’immigration qui paient d’être dans des quartiers où il y a de la délinquance, d’être dans des quartiers où il n’y a pas de mixité sociale. Bien sûr que c’est eux. Je ne le dis pas comme ça, je le regrette honnêtement."

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L'affaire Malika Ménard : une confusion qui a laissé des traces

Ces controverses avaient également touché des personnalités publiques par le jeu des homonymies. En 2015, Malika Ménard, Miss France 2010, avait dû publiquement démentir tout lien de parenté avec l'élu : "Je suis fière de mon nom de famille et désolée qu’il m’associe à Robert Ménard avec qui je ne peux définitivement partager rien d’autre."

L'ex-reine de beauté s'était dite "désolée" de cette association, se décrivant sur Twitter comme une "femme libre, amoureuse de son pays, de sa diversité ethnique et religieuse." Détail singulier, elle avait alors souligné que son prénom rendait hommage aux années passées par ses grands-parents au Maroc, marquant un contraste fort avec le discours de l'homme politique. 

Une stratégie de normalisation après sa réélection

Pour expliquer ce changement de cap, le maire met en avant son expérience du terrain. La gestion municipale l'a confronté aux réalités sociales de sa commune, le détournant des postures idéologiques.

Cette confession s'inscrit dans une démarche de normalisation médiatique évidente. En délaissant son statut de provocateur pour revêtir l'habit du gestionnaire pragmatique, il tente de lisser son profil. Selon plusieurs observateurs, cette évolution vise à asseoir sa crédibilité dans le débat national tout en rassurant une base locale qui vient de valider son bilan.

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