Donald Trump instaure des droits de douane allant jusqu’à 100 % pour contrer la Chine
Signé le 13 août 2026, un nouveau décret présidentiel américain bouscule l'équilibre du marché technologique mondial. L'administration américaine cible frontalement le géant chinois DJI, leader incontesté du secteur, avec une série de mesures protectionnistes inédites. Cette offensive vise à stimuler la production locale tout en pénalisant les importations massives, suscitant l'inquiétude des professionnels face à une possible flambée des prix.
Des droits de douane punitifs appliqués selon la sensibilité des appareils
Selon les informations relayées par Clubic, la présidence a validé une proclamation imposant un barème fiscal sévère basé sur la dangerosité estimée des engins volants. Cette décision s'appuie juridiquement sur la Section 232 de la loi sur l'expansion commerciale américaine. À partir du 3 septembre 2026, les modèles considérés comme sensibles subiront une taxation drastique de 100 %. Cette catégorie englobe spécifiquement les drones dépassant les 25 kg au décollage, ainsi que les appareils équipés de caméras thermiques ou de stations d'accueil avancées.
Les flottes de loisir ou commerciales plus légères écoperont d'une surtaxe de 25 %, souligne le média Business Korea. Si l'industrie de Shenzhen constitue la cible prioritaire, les pays alliés subissent également cette politique douanière stricte. Les constructeurs de l'Union européenne, du Japon et de la Corée du Sud affrontent désormais un tarif de 15 %. Le Royaume-Uni bénéficie d'un traitement légèrement favorable avec une taxe fixée à 10 %. Un document de la Maison Blanche publié le 13 août 2026 explique vouloir "réduire la dépendance aux chaînes d'approvisionnement étrangères". Le décret accorde cependant un délai de 180 jours pour l'importation de certains composants moins sensibles, offrant un léger répit aux assembleurs pour réorganiser leurs circuits logistiques.
Une stratégie de relocalisation motivée par des impératifs de cybersécurité
Le marché commercial américain reste écrasé par la domination de l'entreprise chinoise DJI, qui capte environ 70 % des ventes. Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, affirme dans le texte de la proclamation que les États-Unis se retrouvent "trop dépendants des sources étrangères de drones et de composants". Les autorités justifient ce virage protectionniste par des risques d'espionnage technologique. Un communiqué de presse officiel précise que l'usage continu de ces équipements "pose des risques significatifs pour la sécurité nationale des États-Unis et génère des vulnérabilités".
Washington espère ainsi provoquer une relocalisation rapide des usines d'assemblage sur son territoire. Des incitations financières accompagneront cette transition pour soutenir les fabricants nationaux face à la concurrence asiatique.
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