Un ex-candidat de téléréalité condamné en appel à de la prison ferme

Publié par Julien Pinardi
le 11/04/2026
"L’Île des vérités 3"
Capture vidéo
La cour d’appel d’Aix-en-Provence a rendu son verdict ce mercredi 8 avril 2026, confirmant la condamnation d'un ancien candidat de "L’Île des vérités 3" pour violences conjugales et abus de biens sociaux.

L'ancien candidat emblématique de l'émission de téléréalité de feue NRJ12 "L’Île des vérités 3", Julien Bret, a formé un couple extrêmement suivi par les internautes avec sa compagne Hilona Gos (qui elle s'était fait connaître dans "Dix couples parfaits" sur TFX), avant que leur relation ne se désintègre publiquement. Après des années de procédures et de déchirements médiatiques, la justice a définitivement tranché, marquant l'épilogue d'une affaire qui a profondément secoué la sphère des influenceurs.

Une confirmation ferme de la peine de prison

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a choisi de maintenir la décision rendue en première instance le 14 décembre 2023. Selon les informations rapportées par La Provence, Julien Bert écope d'une peine de deux ans de prison, dont une année ferme aménagée sous la forme d'un bracelet électronique.

Cette sanction s'accompagne d'une année de sursis probatoire s'étalant sur deux ans. Lors du délibéré final de ce procès très attendu, les bancs sont restés vides, ni l'accusé ni la plaignante n'ayant fait le déplacement pour entendre l'énoncé du jugement, comme le précise Webradio Media.

Quatre épisodes de violences documentés

Les agressions physiques recensées par la justice dessinent une géographie de la violence étalée entre 2019 et 2021, frappant à Lyon, Saint-Tropez, Venelles ou encore Mykonos. Le contraste était alors saisissant : pendant que le couple affichait des clichés idylliques sous le soleil grec sur Instagram, la réalité s'avérait nettement plus sombre. Les confidences de la victime sont glaçantes. Dans une longue vidéo sur sa chaîne YouTube, elle expliquait notamment : "Il a levé la main, il m'a attrapée, il m'a étranglée, il m'a soulevée du sol."

De son côté, l'influenceur a systématiquement tenté de minimiser la gravité de ses actes. Lors de l'audience, il a reconnu l'existence d'un climat conflictuel, déclarant à La Provence : "On aurait dû se séparer avant" et ajoutant simplement que le couple "s'embrouillait beaucoup."

Un abus de biens sociaux lourdement sanctionné

Le dossier ne se limite pas aux seules violences physiques, il comporte un important volet financier. Le tribunal a reconnu l'accusé coupable d'avoir soustrait 104 000 euros des caisses de "Juliette Nonna", la société fondée conjointement avec son ex-compagne, selon Marsactu.

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La justice lui ordonne de restituer l'intégralité de ces sommes détournées pour financer son train de vie. À cette obligation de remboursement s'ajoute une sanction professionnelle qui compromet son avenir d'entrepreneur : Public confirme qu'il est désormais frappé d'une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans.

La fin d'une longue attente pour la partie civile

Cette condamnation entérine la chute de l'image idéalisée de ces deux stars de téléréalité, une dynamique brisée par la prise de parole de la victime en 2023. Le camp d'Hilona Gos exprime son soulagement face à une institution judiciaire qui l'a enfin "entendue", d'après le site mesinfos.fr.

Pour les observateurs de ce secteur, cette décision marque une étape significative. Elle établit une jurisprudence morale et pénale, rappelant que les dérives survenant sous les projecteurs de l'influence ne bénéficient d'aucune impunité.

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