Richard Gere : l'acteur s'attaque violemment à Donald Trump qu'il qualifie de "maniaque"

Publié par Julien Pinardi
le 03/06/2026
Richard Gere
Autre
Ce 2 juin 2026, l'acteur Richard Gere a profité d'une tribune à Oslo pour fustiger la politique de Donald Trump, qualifiant l'ex-président de maniaque dangereux.

L'acteur de 76 ans, autrefois figure incontournable des comédies romantiques, assume désormais une posture de militant acharné. Installé en Europe depuis plusieurs mois, la star de Pretty Woman observe l'évolution politique de son pays d'origine avec une inquiétude grandissante.

Un réquisitoire cinglant au Forum de la liberté d'Oslo

Ce 2 juin 2026, lors de la remise du prix Vaclav Havel, le comédien n'a pas mâché ses mots. Face à son auditoire, il a fait part de sa stupeur concernant la trajectoire politique des États-Unis. "Nous vivons le moment le plus sombre que j'aie connu sur cette planète. Qui aurait cru que l'Amérique puisse basculer comme ça ?", a-t-il déclaré lors de l'Oslo Freedom Forum. L'attaque s'est ensuite dirigée nommément contre Donald Trump, l'acteur estimant que "ce type a démantelé presque tout ce qu'il y avait de bon."

Richard Gere face à "la dictature des monstres"

Inquiet des signaux d'un glissement autoritaire, l'Américain a fermement mis en garde le public contre l'apathie citoyenne. Il a notamment évoqué sa récente visite du camp de concentration de Dachau pour rappeler les conséquences tragiques de l'indifférence. Selon des propos relayés par le Malay Mail lors de ce même événement, l'artiste craint l'avènement d'une "dictature de monstres." Cette rancœur s'inscrit dans la durée, puisqu'il qualifiait déjà l'homme d'affaires de brute et de voyou lors de la cérémonie des Goya Awards en février 2025.

L'exil en Espagne : fuir un climat social "toxique"

Pour échapper à cette atmosphère pesante, la star hollywoodienne a vendu sa propriété du Connecticut fin 2024 afin de s'installer à Madrid avec son épouse Alejandra Silva. Ce départ traduit une quête d'un style de vie européen jugé plus généreux face au délitement des liens sociaux outre-Atlantique. "Elle a été très généreuse de me donner six ans à vivre dans mon monde, alors je pense qu'il est juste que je lui en donne au moins six autres à vivre dans le sien", confie-t-il à Vanity Fair España. Depuis la péninsule ibérique, il fustige l'influence grandissante des grandes fortunes, pointant du doigt le mariage obscur entre l'argent et le pouvoir ainsi que le poids d'Elon Musk dans l'administration américaine.

Un engagement humanitaire global et inépuisable

Ce discours offensif s'adosse à un activisme de longue date. Bouddhiste pratiquant et proche du dalaï-lama, il maintient son soutien au Tibet tout en s'impliquant auprès des réfugiés avec l'ONG Open Arms. La cause des sans-abris structure également son combat. Lors du tournage du film Time Out of Mind en 2014, Richard Gere avait erré incognito dans les rues de New York habillé en SDF pendant une journée entière, une expérience fondatrice pour ses prises de position actuelles. Une conviction résumée avec force lors d'une conférence de presse à Grenade en février 2025 : "Il est irresponsable et corrosif que des millionnaires soient aux commandes des États-Unis ; c'est un danger pour toute la planète."

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