Mort d'Isabelle Mergault : les révélations de Gérard Jugnot

Publié par Julien Pinardi
le 28/03/2026
Isabelle Mergault et Gérard Jugnot
abacapress
© Colin Max/ABACA
Le monde du spectacle est en deuil après la disparition d'Isabelle Mergault le 20 mars 2026, et ses proches s'apprêtent à assister à ses obsèques qui auront lieu ce lundi. Gérard Jugnot s'est confié en exclusivité à Voici.

Alors que ses obsèques se déroulent ce lundi à Paris, le paysage culturel français peine à réaliser la perte de cette figure emblématique. Derrière sa célèbre gouaille, la réalisatrice menait dans l'ombre une lutte acharnée contre la maladie.

Un dernier hommage à Paris : des obsèques sous le signe de l'émotion

Ce lundi 30 mars 2026, la famille, les intimes et les historiques des "Grosses Têtes" se réuniront dans la capitale pour adresser un ultime adieu à la comédienne de 67 ans. L'annonce soudaine de sa mort a provoqué une immense vague de tristesse auprès du public et de ses pairs. Toujours soucieuse de protéger son jardin secret, l'actrice s'est éteinte discrètement à Neuilly-sur-Seine.

Le combat secret : ce "petit morceau" qui a tragiquement dégénéré

La comédienne affrontait la rudesse d'un cancer du poumon métastasé au foie. Une affection sournoise diagnostiquée tardivement. Pourtant, les premiers espoirs étaient permis, comme le rappelle son grand complice Laurent Ruquier. "Elle m'avait parlé de son problème au poumon mais au départ c'était simplement un petit morceau qu'on devait lui enlever", confie-t-il dans les colonnes de Paris Match. L'illusion d'une guérison rapide s'est vite envolée. "Puis, ça a dégénéré", avoue l'animateur, expliquant sur RTL le mutisme de son amie : "Elle ne voulait pas que ça se sache. D'abord parce qu'elle espérait s'en sortir, et nous aussi."

Les révélations de Gérard Jugnot : une fragilité de longue date

Cette fin dramatique pourrait trouver des racines plus anciennes. En exclusivité sur l'antenne de RFM dans l'émission 1 heure... de Bernard Montiel et dans les colonnes de Voici, Gérard Jugnot a apporté un éclairage inédit sur l'état de santé de l'artiste. "Je savais qu’elle avait été malade à l’époque de Meilleur espoir féminin”, a déclaré l'acteur. “Déjà à ce moment-là ?”, a demandé Bernard Montiel.

"Oui parce qu’elle m’avait remis le scénario et elle avait traîné, et elle me l’avait remis en me disant : ‘Excuse moi j’ai des soucis’. Y‘avait encore des larmes sur le papier, c’était... ça m’avait marqué. C’était il y a 25 ans mais je sais pas si c’est la même chose." L'acteur dresse le portrait nuancé d'une femme qui masquait de profondes blessures par le rire, affirmant qu'elle possédait "un instinct d'autodestruction terrifiant".

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Les derniers jours d'une "écorchée vive"

La dégradation de sa santé a été foudroyante. Patrick Goavec, son agent, a fait part de son effroi dans Le Parisien : "J'étais choqué. Elle avait tellement changé." Malgré sa volonté de s'isoler, son cercle proche a veillé sur elle. Pour lui redonner le sourire, son ami Jean-Louis Barcelona est même allé jusqu'à installer un sapin de Noël et des guirlandes dans sa chambre fin 2025. Une présence rassurante, alors que le mal progressait inexorablement. "Le 31 décembre elle ne tenait plus sur ses jambes", racontait-il. L'actrice tire sa révérence en veillant sur l'avenir, laissant des directives strictes pour que ses filles adoptives, Maya et Iris, restent unies pour toujours.

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