Mort de Kavinsky : la confidence sans filtre du DJ sur sa fortune, « j’ai tout dépensé »

Publié par Sarah Martin
le 30/07/2026
Mort de Kavinsky
abacapress
Abdullah Firas/ABACA
Le DJ et producteur Kavinsky est décédé ce mardi 28 juillet à l’âge de 50 ans. Propulsé sur le devant de la scène grâce aux succès de Nightcall et Roadgame, deux titres également repris dans de nombreuses campagnes publicitaires, l’artiste avait amassé une confortable fortune. Mais, comme il l’avait confié au magazine Numéro en juin 2025, il était loin d’avoir mis cet argent de côté.

À quelques jours de son cinquante-et-unième anniversaire, l'icône de la French Touch a tiré sa révérence, plongeant ses admirateurs dans le deuil. Derrière le succès mondial de son titre phare, l'artiste cultivait une image mystérieuse.

Un réveil tragique dans le 18e arrondissement de Paris

Le corps sans vie de Vincent Belorgey a été retrouvé à son domicile parisien le soir du mardi 28 juillet 2026. Inquiet de son silence, un proche a alerté les secours aux alentours de 22h30. D'après les informations rapportées par Le Parisien, l'artiste se plaignait de violents maux de tête les jours précédents, orientant les premières constatations vers la piste médicale d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

Face à cette mort soudaine, la justice a immédiatement réagi. Le parquet de Paris a déclaré à l'AFP : "Une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte afin de déterminer l’origine du décès, aucun élément suspect n’ayant été découvert sur place".

« J’ai tout dépensé » : une gestion de fortune sans tabou

Si les millions d'écoutes laissaient imaginer un patrimoine conséquent, Kavinsky entretenait un rapport singulier à l'argent. Le musicien refusait de se conformer au profil de l'investisseur traditionnel, préférant dilapider ses cachets dans l'immédiateté.

Lors d'une interview accordée à Gala en juin 2025, il abordait sans détour sa situation financière. "J'ai tout dépensé", avouait-il. Il expliquait ce choix par un rejet net de la propriété immobilière : "Je n’ai jamais voulu acheter d’appartement, je préférais louer et garder mon argent pour ce qui me fait vibrer".

La nostalgie des années 80 : le gouffre financier d'une passion

Ses importants revenus ont principalement alimenté une collectionnite aiguë tournée vers la décennie de son enfance. Le DJ vivait entouré de jouets rétro, de consoles anciennes et d'objets de collection des années 80 qui saturaient son espace personnel.

Son achat le plus emblématique reste la fameuse Ferrari Testarossa. Bien plus qu'un simple véhicule, cette voiture incarnait l'esthétique de son alter ego scénique, un zombie pilote, nécessitant un entretien très coûteux. L'artiste assumait pleinement cette démarche, confiant privilégier l'acquisition de "morceaux de rêve" plutôt que de placements sécurisés.

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L'héritage d'un "fantôme" de la French Touch

Propulsé par le succès de "Nightcall" en 2011 sur la bande originale du film Drive, Kavinsky a durablement marqué l'histoire de la musique électronique. Son ultime apparition publique restera sa performance sur le toit du Stade de France lors des JO de Paris 2024, aux côtés d'Angèle et Phoenix.

L'ironie du sort veut que sa disparition survienne à l'âge de 50 ans, rejoignant la légende de son propre personnage mortellement accidenté au volant en 1986. Les hommages se multiplient, à l'image d'Emmanuel Macron écrivant sur Facebook : "Kavinsky, fierté française pour toujours". Sur X, la ministre de la Culture Catherine Pégard a souligné que "la France perd l’une de ses voix les plus singulières".

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