"L’inflammation ne partira pas" : le témoignage de Valérie Benaïm sur son combat contre la maladie

Publié par Julien Pinardi
le 13/03/2026
Valérie Benaïm  et Cyril Hanouna
abacapress
© Domine Jerome/ABACA
La figure historique de Touche pas à mon poste, aujourd'hui Tout beau tout N9uf, sort du silence pour évoquer son rude combat contre l'otospongiose, une maladie de l'oreille interne aux séquelles irréversibles.

Depuis plusieurs années, la chroniqueuse affronte dans l'ombre une pathologie délicate touchant son audition. Ce diagnostic a bouleversé la vie de la complice de Cyril Hanouna, l'obligeant à subir une opération complexe pour éviter la surdité. Aujourd'hui, elle se livre avec une rare honnêteté sur cette épreuve personnelle.

L'otospongiose : le diagnostic qui a bouleversé le quotidien de la journaliste

La découverte de cette maladie auto-immune de l'oreille interne a représenté un immense choc physique et moral. Pour stabiliser son état et préserver son audition, élément indispensable dans son métier de communicante, l'animatrice a dû passer par le bloc opératoire. Malheureusement, le mal reste sournois. "C'est une inflammation qui ne partira pas", confie-t-elle lors d'une interview pour le Buzz TV - Le Figaro. Face à cette maladie invisible, elle s'impose une vigilance permanente, notamment sous les projecteurs des émissions télévisées.

Vertiges et douleurs chroniques : les coulisses d'une vie sous tension

Si le geste chirurgical a été une réussite technique, il a laissé des traces indélébiles sur son équilibre. L'otospongiose rendant parfois certains sons insupportables, l'hyperacousie devient un véritable paradoxe pour celle qui travaille dans l'ambiance survoltée et bruyante du plateau de tout bau tout N9euf. La chroniqueuse doit ainsi gérer des crises soudaines en plein direct. "J’ai des vertiges de temps en temps, parce que ça a touché l’oreille interne", détaille-t-elle au Buzz TV - Le Figaro. Malgré ces pertes de repères spatiaux, Valérie Benaïm fait preuve d'une résilience discrète pour masquer son inconfort face aux caméras.

Ils ont disparu... : les tragédie des autres l'aide à relativiser sa propre souffrance

Au cours de ses enquêtes pour son livre Ils ont disparu... (éditions Fayard), l'auteure est allée à la rencontre de familles meurtries par la disparition de leurs enfants, comme pour l'affaire Estelle Mouzin ou Marion Wagon. Ces échanges bouleversants ont provoqué une remise en perspective radicale de ses propres maux. Par pudeur, la journaliste refuse formellement de se plaindre de sa santé face à de tels drames. "Moi j’ai un petit bobo à l’oreille. Eux, ils ont le cœur en miettes à vie. Donc ça permet de relativiser énormément", explique-t-elle avec humilité au Buzz TV - Le Figaro.

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Une philosophie de vie axée sur le présent et l'avenir

Refusant d'endosser le statut de victime, l'animatrice ne laisse pas la pathologie définir son identité. Elle puise une force inébranlable auprès de ses proches, trouvant son équilibre intime avec son compagnon Patrice et son fils. Tournée vers l'avenir, la quinquagénaire enchaîne les projets littéraires et télévisuels avec une soif intacte de donner la parole aux personnes meurtries. Cet engagement sincère pourrait bien la mener à défendre plus activement la cause des maladies invisibles sur la scène médiatique.

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