Les confidences financières de Gilbert Montagné : entre ruine fiscale et résilience artistique
De sa faillite causée par les impôts dans les années 70 à sa retraite actuelle, le chanteur de 74 ans a traversé des périodes de grande précarité. Grâce à la scène et au soutien inattendu de Johnny Hallyday, l'interprète a su rebondir.
"Le fisc m'a tout pris" : les années d'insouciance et la chute
Après l'échec de son premier disque en 1969, l'artiste s'installe à Miami pour rejoindre sa famille. Cette période d'exil s'accompagne d'une gestion administrative défaillante qu'il reconnaît volontiers aujourd'hui. "La vérité, c'est que je n'ai jamais su gérer l'argent ; j'en devais au fisc, qui m'a tout pris", confie-t-il à Paris Match, selon des propos relayés par Capital. Les conséquences sont immédiates : ses biens sont saisis et ses revenus bloqués, le laissant sans ressources en Floride.
La résilience par la musique : du piano-bar à la manche
Pour subvenir aux besoins de ses fils, Éric et Nicolas, le musicien accepte des contrats modestes. Lors de cet exil américain, il joue souvent dans des clubs de manière anonyme, sans que le public sache qu'il a déjà connu le succès en France avec le tube "The Fool". "Donc je suis redevenu pianiste de bar. Et ça m'allait très bien", précise-t-il à Paris Match. La situation l'oblige parfois à chanter dans la rue pour survivre, mais l'artiste assure ne pas avoir vécu cela comme un drame, affirmant à Capital : "À l'époque, je m'en foutais, mes droits étaient bloqués."
1979, l'année charnière : le coup de pouce providentiel de Johnny Hallyday
Poussé par sa compagne de l'époque, Maureen Byrne, le musicien rentre à Paris pour tenter une nouvelle chance. Apprenant son retour, Johnny Hallyday lui tend immédiatement la main. Le rockeur lui adresse une proposition directe : "Tu peux venir jouer du piano pour moi au Pavillon de Paris ?", se souvient Gilbert Montagné dans les colonnes de Paris Match. Cette visibilité relance sa carrière solo, qui décollera définitivement avec l'album "Liberté".
Situation actuelle : entre retraite stable et perte de droits d'auteur
Désormais serein financièrement, l'artiste perçoit une pension d'environ 4 000 euros par mois. Une stabilité assombrie par une condamnation définitive pour plagiat concernant son titre phare "On va s'aimer", qui le prive aujourd'hui de ses droits d'auteur sur cette œuvre. Malgré ces aléas, le chanteur maintient son activité à 74 ans avec la parution de son opus "L'amour dans les mains".