« La vie devient difficile » : à 87 ans, Michèle Mercier se résout à vendre les objets de sa vie d’actrice
En avril 2026, l'Hôtel des Ventes de Monte-Carlo a été le théâtre d'un événement marquant pour les admirateurs du cinéma français. Accablée par des ennuis de santé et un quotidien de plus en plus précaire, Michèle Mercier s'est résolue à vendre les souvenirs de sa carrière.
Une vente aux enchères chargée d'émotion à Monte-Carlo
Le jeudi 16 avril 2026, sous la bienveillance de son ami Henry-Jean Servat, l'Hôtel des Ventes a vu défiler près de 280 lots ayant appartenu à la comédienne de 87 ans. La dispersion de vingt-cinq pièces, bijoux, poupées et clichés personnels, a permis de récolter plus de 30 000 euros.
La pièce maîtresse de cet événement, la célèbre robe de mariée d'Angélique, a été adjugée à 4 800 euros, prouvant que l'attachement des collectionneurs reste intact. Malgré la charge sentimentale de ces affaires, l'artiste se veut pragmatique : « Je n'ai plus besoin de ces objets pour me rappeler ce que j'ai vécu », confie-t-elle à Soir Mag.
D’autres objets ont également suscité l’enthousiasme des enchérisseurs, à l’image d’une toile signée René Gruau, adjugée 4 500 euros, d’un bracelet jonc vendu 3 700 euros ou encore d’une bague bandeau acquise pour 3 200 euros.
La réalité d'une vedette oubliée
Derrière cette organisation se cache avant tout un besoin urgent de liquidités. L'actrice assume ses difficultés financières pour assurer son quotidien, depuis son appartement modeste du sud de la France. Cette situation s'explique par une absence totale de revenus sur les rediffusions mondiales de la saga historique.
Figure emblématique du cinéma français, Michèle Mercier demeure indissociable de son rôle dans la saga Angélique, marquise des anges. Si ce rôle culte lui a valu une immense notoriété, il a également laissé une empreinte plus ambivalente. « J’ai été immensément heureuse grâce à Angélique, mais j’ai aussi beaucoup souffert de ce rôle, qui m’a enfermée pendant des années », confie-t-elle avec émotion.
Les bijoux du Shah d’Iran et les souvenirs royaux
Parmi les lots figuraient des pièces de haute joaillerie témoignant d'une époque faste. L'histoire raconte qu'à la fin des années 50, le souverain Mohammad Reza Pahlavi était tombé sous son charme, comme le rapporte Closer.
"À l’époque, j’étais toujours très éprise de Giani [Esposito, chanteur de profession], mon premier grand amour", avait-elle expliqué, en précisant que Mohammad Reza Pahlavi avait "flashé sur une photo" d’elle, "qu’il avait vue dans un journal". L'événement monégasque proposait ainsi une paire de boucles d'oreilles signées Vacheron Constantin, offertes lors d'une demande en mariage déclinée à Rome.
Face à ces objets luxueux, Michèle Mercier affiche aujourd'hui un recul. « Quand je regarde ces boucles d'oreilles, elles me rappellent que j'aurais pu être impératrice d'Iran. Mais ça sert à quoi de ressasser tout ça ? », confie-t-elle l'actrice, décidée à tourner la page.
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