Chantal Goya et Jean-Jacques Debout : le couple face à une dette vertigineuse

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 09/03/2026
chantal goya
Istock
Ce vendredi 6 mars 2026, la justice a rendu une décision lourde de conséquences pour Chantal Goya et Jean-Jacques Debout, condamnés à rembourser une dette vertigineuse de plus de deux millions d'euros.

Depuis plusieurs années, l'interprète de Bécassine et son mari affrontent des tempêtes financières à répétition. Cette nouvelle décision de justice remet la lumière sur la gestion complexe de leur patrimoine. Une affaire qui révèle le fossé entre les déclarations télévisées de l'artiste et la réalité des dossiers juridiques.

Un verdict financier implacable pour le couple

Le vendredi 6 mars 2026, la cour d'appel a douché les espoirs des deux artistes en rejetant leur demande de suspension de paiement. Les magistrats exigent le remboursement de 2,18 millions d’euros, montant auquel s'ajoutent 15 000 euros de frais de procédure. Le couple plaidait la vulnérabilité financière, un argument sèchement balayé par la cour.

Le mystère des revenus face à la justice

L'enquête met en lumière un étonnant train de vie évalué à 40 000 euros de revenus mensuels en 2024, en contradiction totale avec les déclarations publiques de la chanteuse. "Je n'ai rien devant moi, pas de maison. Je dois avoir, en retraite, 565 euros par mois. La vente de mes 40 millions de disques a été réinvestie dans les spectacles", assurait-elle dans La Voix du Nord. Elle évoquait également des revenus de "600 et quelques euros" lors d'une interview sur C8 en juin 2024. Les juges soulignent plutôt un portefeuille de droits d'auteur estimé à 3,78 millions d'euros en 2018.

Les racines d'un prêt controversé

Le point de départ remonte à 2018, face à un lourd passif fiscal de 1,65 million d'euros. "J'ai emprunté de l'argent pour payer mes impôts, parce que c'était comme ça dans ma tête, c'était important", confessait la star sur le plateau de Touche pas à mon poste. Pour régler cette somme, le duo contracte un crédit de 2,2 millions d'euros auprès du Crédit municipal de Bordeaux. Ils accusent l'établissement d'avoir octroyé ce prêt malgré leur fragilité, sachant que la direction de la banque a déjà subi les foudres de la Cour des comptes pour des pratiques douteuses.

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Passé judiciaire et retour sur scène

Ce n'est pas le premier accroc avec l'administration. En 2007, une condamnation portait déjà sur des irrégularités fiscales de 311 000 euros, l'artiste justifiant alors cette erreur par "une grande négligence". Le couple a toujours privilégié une gestion à l'ancienne, réinvestissant massivement ses gains dans des costumes et décors spectaculaires au détriment d'une épargne personnelle stable. 

À 83 ans, Chantal Goya maintient le cap et multiplie les représentations théâtrales pour préserver son équilibre, alors que la résidence familiale supporte déjà une lourde hypothèque de 480 000 euros.

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