Léa Salamé absente du 20 Heures de France 2 : son salaire est-il maintenu pendant son retrait ?
La nette victoire de Raphaël Glucksmann lors de la primaire citoyenne le 11 octobre 2026, avec 66,2 % des suffrages, scelle l'éloignement de la journaliste du plateau de France 2. Pour prévenir tout conflit d'intérêts, son absence du rendez-vous d'information est désormais prolongée jusqu'au scrutin présidentiel de 2027.
Un salaire fixe maintenu sans primes d'antenne
En tant que salariée permanente de France Télévisions, Léa Salamé conserve son traitement de base, estimé à environ 25 000 euros mensuels pour ses activités liées à l'information. En revanche, son indisponibilité physique en plateau entraîne la suspension directe des indemnités de présentation et des défraiements rattachés aux éditions quotidiennes. Ce compromis financier applique les règles d'usage du service public lors des mises en retrait pour motifs déontologiques.
L'animation de Quelle époque ! reste préservée
La direction du groupe a instauré une frontière nette entre information et divertissement. L'animatrice conserve les rênes de son talk-show hebdomadaire, dont les revenus restent actifs via ses fonctions et sa société de coproduction. « Je suis coproductrice de Quelle Époque ! […] Il y a un point très important que je tiens à préciser, puisqu'il s'agit d'argent public : c'est que j'étais productrice de Quelle Époque ! avant d'être salariée de France Télévisions », soulignait-elle lors d'une audition parlementaire.
Un retour ajourné face au calendrier politique
Cette prolongation d'absence respecte une ligne fixée en amont par la présidence de la chaîne. « La règle, c'est : elle revient immédiatement si Raphaël Glucksmann perd la primaire, ou se retire et ne soutient personne », déclarait Delphine Ernotte dans le journal Le Monde. Ce résultat favorable au candidat retarde tout retour au printemps 2027 et stabilise l'intérim de Jean-Baptiste Marteau, épaulé par Aurélie Casse.
Une déontologie appliquée au service public
Ce pas de côté, programmé dès le 24 août 2026, réitère les dispositions adoptées lors des scrutins européens de 2019 et 2024. Sur Instagram, l'intervieweuse qualifiait ce choix de décision « évidente et difficile », prise « en accord avec ma direction » et en « femme libre et intègre ». Un retrait qui rappelle celui d'Anne Sinclair en 1997 sur TF1, lorsque celle-ci avait cédé les commandes de 7 sur 7 tout en restant salariée de la chaîne.
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